lundi 15 septembre 2008

Contribution intéressante de SarkoFrance.

SarkoFrance fait ce matin une revue des blogs de nos ministres préférés, qui permet de se faire une belle idée de la stratégie actuelle de communication vers le net de notre gouvernement.

Si vous avez envie de troller nos ministres, lorsque la possibilité de laisser des commentaires existe, n'hésitez pas !!!

Lène recommence à écrire.

Tiens, Lène se décide à reprendre son activité d'écrivain ! On trouve ce premier texte ici.

dimanche 14 septembre 2008

Une pensée pour certains de mes élèves, et pour bien d'autres...

Le Cancre

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

Jacques Prévert, 1945.

samedi 13 septembre 2008

Comment tenter d'être lu ? Les sites de z'influence...

Si tu es, cher lecteur, un habitué des blogs francophones de toute nature, tu verras vite que de nombreux articles sont consacrés à un sujet fondamental : les classements de blogs. Ces classements sont censés matérialiser « l’influence » d’un blog. Qu’est-ce que l’influence, cher lecteur curieux ? Il s’agit, apparemment, du nombre de liens qui sont faits par d’autres sites en direction de ton papier du moment ou de ton site dans son ensemble, mais aussi d’une mesure du référencement sur Google par exemple. Lorsque j’ai débuté, à la toute fin du mois d’avril 2008, j’ai commencé par écrire des articles, et j’ai suivi une stratégie de commentaires et de liens vers d’autres blogs pour attirer quelques lecteurs. Je dois admettre que j’ai réussi à en attirer maintenant un nombre certes petit, mais quand même significatif.

Les classements n’utilisent pas le nombre de visiteurs uniques absolus, pour éviter les buzz, qui sont, d’après ce que j’ai compris, des articles pleins de mots-clés qui visent à attirer les surfeurs. Bon, je t’admets, cher lecteur, que j’ai moi-même marqué une fois dans un article Paris Hilton nue, au détour d’une phrase, pour tester, mais cela n’a rien attiré du tout. Peut-être que si je marquais Carla Bruni-Sarkozy nue avec le Dalaï-Lama qui mâte, cela marcherait mieux, mais franchement, je doute… Donc, les classements se basent sur les liens, pour éviter ce type de stratégie qui aboutiraient à des résultats totalement artificiels.

Un beau jour, alors que je fouillais mes blogs politiques préférés, j’ai découvert les conseils de blogage de Nicolas, l’aimable tenancier d’un nombre important de blogs. Intéressé par l’expérience de l’auteur, je me suis rué sur ces quelques pages et j’ai découvert l’existence des systèmes de classement de blogs.

Wikio est apparemment le plus important pour nos blogueurs influents. Il a d’ailleurs été au centre de vives polémiques durant l’été et d’affrontements sanglants entre divers auteurs par ailleurs tout à fait honorables. Wikio référence les liens faits vers tes papiers, en les triant pour éviter les blogueurs qui font des liens artificiels. C’est assez compliqué, et n’étant pas informaticien moi-même, je ne sais pas vraiment comment cela fonctionne. Chaque mois, Wikio classe les 100 premiers blogs de plusieurs catégories, mais aussi les 500 premiers blogs francophones les plus consultés. Suivant les conseils de Nicolas, je me suis fait référencer sous Wikio. Cela me permet surtout de publier mes articles dans un moteur de recherche particulier de plus, mais le nombre de lecteurs provenant de ce site est pour le moment très loin d’être significatif. Si, un jour, j’ai la joie d’être dans le top 100 politique, alors, je verrai si cela sert vraiment à quelque chose. Il est clair que Betapolitique, en mettant un seul de mes papiers à sa une, m’a apporté beaucoup plus de monde…

Il y a un autre site qui semble fondamental : Technorati. Ce site américain classe aussi les blogs. Comme Wikio, il référence les liens que l’on fait vers tes sites, et il définit ce qu’il appelle l’authority, qui est censé représenter, de manière totalement imagée bien sûr, ton influence sur la blogosphère. Nicolas définissait Technorati comme primordial et je m’y suis donc mis. Cependant, ce site plante souvent. De plus, le principe du ping m’échappe toujours autant : parfois, cela marche très bien, et parfois, le site met des jours à repérer mes articles, sans que je puisse vraiment savoir si c’est moi qui aie fait une bêtise en créant mon compte… Enfin, les chiffres de classement changent tout le temps sans cohérence clairement visible pour un béotien comme moi : durant le mois d’août, je suis passé de la 611 000e place (environ, hein ! Je ne me souviens pas des chiffres exacts) à la 850 000e place, pour revenir, avant mon départ de Madrid, à la 591 000e place, dont je n’ai bougé qu'hier, le site n’enregistrant plus mes pings pendant presque un mois. Il amène aussi un visiteur une fois de temps en temps.

Bon, dans l’ensemble, ma stratégie de lecteur et surtout de commentateur, même si elle est très critiquable, comme je te le disais précédemment, est pour le moment ce qui m’a amené le plus de lecteurs. L’important est quand même que le blog soit lu, non ? Sinon, à quoi peut bien servir tout ce travail…

vendredi 12 septembre 2008

Darcos, ou la saine pratique de la démocratie et du débat.

Hier soir, pendant que d'autres blogueurs parlent assidûment de la visite papale ou de la Fête de l'Huma (l'ayant fait il y a deux jours, je n'en dis pas plus), j'ai décidé de regarder une émission politique sur France 2. Arlette Chabot recevait, en première partie de A vous de juger le futur premier ministre mais encore ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. Je ne regardais plus ce programme depuis les émissions de Sarkozy alors ministre de l'intérieur. Il s'agit d'un véritable show qui trace les qualités positives de l'invité de droite, tout en ne laissant pas la possibilité à un contradicteur intéressant de s'exprimer.


D'ailleurs, dès le début, Arlette Chabot a donné le ton en demandant à Darcos s'il n'était pas trop difficile pour un homme de droite de diriger l'Education. Cette phrase est d'autant plus drôle qu'elle est de plus en plus fausse. En effet, en 2002, 40% des profs avaient voté à droite, et ils ont été 50% en 2007, sans doute à cause de l'abandon par la gauche de la thématique éducation et des discours plutôt volontaristes de Sarkozy. Darcos, d'ailleurs, certes homme de droite, est aussi un prof, ce qui démontre bien qu'il peut exister des enseignants de droite.



Durant cette émission, Darcos a inauguré un changement radical de comportement politique de la droite à l'égard des profs. Dans la décennie 1990, époque où la FSU était parvenue à mettre en place un rapport de force favorable avec l'Etat (de droite ou de gauche), la droite attaquait l'ensemble des profs avec le discours sur les privilégiés et les fainéants. Cela a perduré jusqu'à la victoire de Sarkozy. Aujourd'hui, les syndicats enseignants ont quand même réussi à faire passer l'idée que pour beaucoup d'enseignants, le boulot était dur et qu'il n'était pas très bien payé par rapport aux qualifications demandées et à sa difficulté. En plus, beaucoup de profs votent maintenant à droite.



Darcos a donc changé de fusil d'épaule en divisant le corps professoral en deux parties inégales. Dans une première, on trouve les enseignants qui travaillent, et qui sont aimés des parents d'élèves et des élèves eux-mêmes du fait de leur sérieux. Et puis, il y a une petite minorité pénible, les syndicalistes, qui sont des réactionnaires complètement de gauche et qui paralysent, pour de sombres raisons idéologiques, toute réforme possible de l'Education. Darcos a débité cela pendant une heure, tirant sur les syndicats systématiquement.



Bon, après tout, pourquoi pas ? C'est ce que j'ai pensé en me disant que Chabot allait forcément donner la parole à un syndicaliste à un moment qui pourrait s'exprimer et répondre au ministre. Mais non, pas du tout. Pour être interrogé, Darcos a eu droit à deux de ces profs écrivains qui sortent des bouquins imbuvables sur le thème "Ah, qu'elle était bien l'école d'avant, quand les élèves marchaient au pas ! Ah, que c'est dur de bosser en ZEP ! Ah, pourquoi les pauvres, y sont pas respectueux !", et qui lui ont demandé de ramener un peu d'ordre et d'autorité dans tout cela, le tout enrobé de la sortie à venir de la palme d'or de cette année.

Cet écart aurait pu être effacé par l'arrivée d'un membre du PS très dynamique et offensif, et pour porter la pensée de gauche avec force, Chabot avait invité... Manuel Valls ! Ouais, bon, finalement, c'était vraiment la soupe servie au ministre.


Il existe, dans toute démocratie cohérente, ce qu'on appelle le droit de réponse. Lorsque quelqu'un affirme une idée sur quelqu'un d'autre, celui-ci devrait pouvoir répondre sans problème. Or, il n'y avait pas un syndicaliste, pas un seul, même pas quelqu'un du syndicat de droite, le SNALC-CSEN ! C'est quand même dingue, alors que les discours des syndicats enseignants ne sont jamais réellement diffusés dans les médias. Le Canard Enchaîné avait sorti en juin une déclaration de Sarkozy appelant à briser les syndicats de profs : sans doute le fait que ce soit l'un des derniers milieux syndicaux résistants à la politique du pouvoir en est-il la cause.



Tu pourrais me dire, cher lecteur, qu'après tout, vu que les syndicalistes sont une espèce à part, il est normal qu'on donne plutôt la parole à de vrais profs qui bossent. Je vais te répondre clairement, cher lecteur. Les syndicalistes profs bossent toujours, et tous, car aucun syndicat ne pratique la décharge complète. Ils font leurs cours comme les autres, et ne sont pas moins aimés par les élèves. Certains ont des décharges, mais qui sont peu nombreuses, car les décharges interdisent la possibilité des heures supplémentaires et donc, obligent les jeunes profs à rester à temps complet et à mener leur activité syndicale de front s'ils veulent avoir un salaire réellement intéressant.



Enfin, les représentants syndicaux sont des gens élus par les collègues, et donc représentatifs. Ils expriment donc la voix des profs. On peut nous trouver réactionnaire (en langage de droite, cela veut dire de gauche), mais il faut aussi savoir que les plus gros syndicats enseignants ne sont pas du tout révolutionnaires, loin s'en faut. Si tu souhaites te cultiver, tu trouveras sur le côté une blogroll des syndicats enseignants.



Un blogueur a souvent affirmé que 70% des journalistes étaient de gauche. Une chose est sûre, Arlette Chabot et son équipe n'en font pas partie.

jeudi 11 septembre 2008

J.-M. Le Pen prend sa retraite. Enfin une bonne nouvelle ?

C'est vrai qu'en ce moment, l'actualité politique et économique ne donne pas envie de se réjouir. Entre le bordel au PS, la rehausse du chômage, la crise économique qui semble s'installer chez nous, EDVIGE, les politiques contre les étrangers, j'en passe et des meilleurs, le militant de gauche lambda a de quoi être abattu. Je regarde d'ailleurs avec toujours autant d'étonnement l'optimisme invétéré de la droite française devant les difficultés qui s'avancent et l'inefficacité patente de la politique gouvernementale pour relancer la machine et redresser le budget de l'Etat.

Mais il y a une bonne nouvelle, tombée ce matin dans nos journaux : Le Pen prend sa retraite. Enfin, le leader d'extrême-droite décide de jeter l'éponge. Il a écumé la vie politique française pendant une cinquantaine d'année. Le Pen a débuté sa carrière derrière Pierre Poujade dans les années 1950, se faisant élire député en 1956 pour la première fois. Il navigue ensuite dans l'extrême-droite française, submergée par la vague gaulliste. Il soutient Tixier-Vignancour en 1965, puis participe à la fondation du Front National en 1972 dont il prend vite le contrôle. Il est depuis candidat à la présidentielle à chaque fois sauf en 1981, n'ayant pu réunir les 500 signatures nécessaires. Il fait son premier gros score à la présidentielle de 1988, après des succès électoraux enregistrés par le FN à partir de 1983. Régulièrement, son score croît pour culminer en 2002 avec son passage au second tour de la présidentielle, à cause de l'effondrement du candidat socialiste.

En 2007, il ne faut pas le cacher, toute la gauche l'attendait au tournant. Marqué par 2002, beaucoup d'électeurs de gauche ont fait bloc derrière Ségolène Royal, entraînant l'effondrement des autres candidats (Buffet, Voynet, Laguiller, Bové...). Mais là, surprise ! Le Pen a été incapable de réitérer sa performance de 2002, s'effondrant aux alentours de 10% des voix. A l'époque, les journalistes n'ont cessé de parler du "siphonnage des électeurs du FN" que Nicolas Sarkozy a effectué, le présentant comme un réel succès du candidat UMP. Depuis, le FN vivote, en pleine crise financière et ayant été incapable de faire un score aux municipales de 2008, malgré le bon score de la fille du chef à Hénin-Beaumont.

Apprenant la nouvelle de la retraite, je ressens, cher lecteur, comme je l'avais déjà éprouvé en 2007, comme un lâche soulagement. Je fais en effet partie d'une génération qui a commencé à s'éveiller à la politique quand Le Pen est apparu comme un acteur central de la vie politique française. Toute mon adolescence a été marquée par la présence de ce personnage bizarre, à la fois très moderne dans sa manière de faire de la politique mais en même temps incarnation de tout ce que l'histoire de France peut compter d'expériences totalitaires et réactionnaires. Certains ont grandi dans le monde de la Guerre Froide, d'autres ont été marqués par Mai 1968 ou par l'apartheid. Moi, c'était Le Pen dans mon paysage politique, réapparaissant toujours à chaque grande élection, alors que les médias l'ignoraient totalement le reste du temps. En 2007, je me suis dit que nous allions enfin pouvoir faire de la politique sans craindre sans cesse que le FN parvienne un jour aux affaires. Une vraie bouffée d'air s'offrait à nous.

Mais ce soulagement ne peut être que lâche, car rien n'est en fait résolu. Certes, le FN est moribond et n'a plus de leader capable aujourd'hui de faire les scores du vieux chef. Cependant, les 20% d'électeurs qui votaient Le Pen en 2002 sont toujours là. Ils ont choisi Sarkozy et son discours de rupture en 2007, mais que feront-ils dans le futur, vu le naufrage actuel de notre économie et le démantèlement régulier et méthodique de l'Etat. Je ne vois pas ces électeurs-là se tourner ni vers le Modem, ni vers la gauche démocratique, ni vers le NPA. Il est à craindre que l'extrême-droite ressurgisse rapidement.

De plus, si Sarkozy est parvenu à "siphonner" l'électorat FN, c'est aussi qu'il a repris certains des discours lepénistes qui se sont diffusés parmi la droite démocratique. Je le constate parfois d'ailleurs dans les articles de la presse de droite, mais aussi chez mes camarades blogueurs de droite lorsqu'ils parlent des étrangers ou de certains thèmes économiques, voire de l'Union Européenne.

En fait, si Le Pen se retire vraiment, ne te rassure pas trop, cher lecteur. L'extrême-droite existait avant lui, et elle va lui survivre, et peut-être à une échelle que nous ne voyons pas encore bien mais qui mérite, indéniablement, qu'on s'en inquiète.

mercredi 10 septembre 2008

Jésus ou Karl ?

Et toi, cher lecteur, tu es plutôt croix et goupillon ou faucille et marteau ? Plutôt merguez frites ou plutôt le pain et le vin ? Plutôt révolution ou plutôt dévotion ? Plutôt Marie-Georges Buffet ou plutôt Benoît XVI ?

Une seule réponse de ma part : je crois que je vais rester chez moi...

P.S. : par contre, un de mes compères de
Avec nos gueules... sera apparemment à la fête de l'Huma pour manger, écouter de la musique et peut-être parler politique.

mardi 9 septembre 2008

L'arbitraire du droit des étrangers.

Pendant que la France entière se passionne pour EDVIGE, d'autres questions politiques continuent d'occuper l'actualité. Hier, le joyeux ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, était l'invité du 7h-10h de France Inter. Durant cette émission, l'invité doit répondre pendant une vingtaine de minutes aux questions nombreuses des auditeurs.

A la toute fin de cette partie, une auditrice du nom de Leïla, qui se déclare citoyenne marocaine, explique qu'elle vit en France depuis 4 ans en tant que femme de Français. Depuis son arrivée, elle est obligée de demander chaque année la reconduction de sa carte de séjour d'un an. En effet, pour contrôler les mariages blancs, les autorités ont mis en place ce système pour tenter de surmonter les divorces immédiats après mariage, une fois la carte longue durée obtenue. Cependant, cette période est censée durer trois ans. De plus, la jeune femme explique ne pas pouvoir décrocher un CDI à cause de cette situation, car les dossiers sont traités tellement lentement que sa carte expire toujours avant l'attribution du renouvellement, et que les patrons ont peur d'une expulsion éventuelle.

Pour moi, ces situations sont symptomatiques de deux politiques qui sont ouvertement menées depuis le retour de la droite aux affaires en 2002 :
  • il s'agit d'abord du non-respect total des droits humains fondamentaux dont sont victimes les couples mixtes. Les époux doivent démontrer qu'ils sont bien ensembles, alors que des mariages ont été célébrés. Pour moi, il faudrait attribuer le titre de séjour et mener un contrôle à posteriori en cas de soupçons fondés sur tel ou tel couple. Mais non, on embête tout le monde et on surcharge l'administration avec un travail totalement inutile.
  • S'ajoute à cela la part très grande d'arbitraire qui a été mise en place dans les préfectures. Finalement, chaque préfet mène sa politique, plus ou moins sévère, plus ou moins laxiste, entraînant un flou total pour les étrangers et la constitution d'un important espace de non-droit. Malheureusement, Leïla n'a pas indiqué quelle était la préfecture qui gérait son dossier. Le fait que le droit soit de plus en plus flou ne permet en rien de régler le problème.
Il nous faudrait donc des règles claires, compréhensibles par tous et qui permettent aux étrangers de se défendre, et à l'opposition de proposer autre chose.

J'attendais d'Hortefeux qu'il entame ce débat avec la jeune femme. Pour moi, il aurait dû lui dire : "Quoi, vous êtes victimes d'un tel arbitraire ? Ecrivez-moi immédiatement et je vais saquer ce préfet dont les services se permettent de ne pas respecter la loi !" Ainsi, le ministre aurait pu marquer sa volonté de faire cesser un peu l'arbitraire des administrations et de se comporter comme un ministre républicain.
Mais non ! Au contraire, Hortefeux, très amène, a dit à l'auditrice : "Ecrivez-moi, décrivez votre cas, et je vous aiderai à débloquer votre situation." Heureusement que le ministre est le chef de l'arbitraire, puisqu'il peut ainsi décider, comme cela, de donner une carte de séjour. Sans doute, s'il avait refusé, Leïla aurait pu écrire au premier ministre, puis, en cas de refus, au président, chef national de l'arbitraire.

Décidément, nous vivons vraiment une époque moderne...