vendredi 14 novembre 2008

Parfois, même un privilégié n'a pas le temps...

Aujourd'hui, je sais que cela va peut-être te surprendre, cher lecteur, mais malgré ma condition de privilégié, j'ai été totalement incapable de prendre le temps de rédiger un article convenable. Désolé, Rubin, je répondrai à ta chaîne demain ou samedi, et je vais le faire, promis.

En rentrant chez moi tard ce soir, j'ai découvert avec étonnement que le maire de la ville de Pantin, ou j'ai passé ma jeunesse, Bertrand Kern, m'avait mis en ami sur Facebook. Étrange...

Je n'ai pourtant pas laissé mon mail à la section socialiste de Pantin, mais à celle des Lilas, à cause de la conférence où je me suis rendu hier. La discussion qui a eu lieu m'a d'ailleurs donné matière à plusieurs billets, mais je n'ai pas eu le temps de transformer l'essai pour le moment.

En attendant que je puisse m'y mettre, cher lecteur, je te conseille d'aller ici pour partager avec Fabrice le retour de Noir Désir.

mercredi 12 novembre 2008

Comment je vois l'Europe de 2020...

Le redoutable Mtislav m'a linké dans une chaîne hier, pour savoir comment j'amerais voir l'Europe en 2020. Pour cela, il faut que je mette en avant quatre axes ou projets, et que je tague ensuite quatre gugusses pour faire la même chose. C'est ce qu'on appelle, dans la blogosphère, une chaîne...

Bizarrement, l'Europe est un sujet qui m'intéresse vraiment. J'attends avec impatience (je dois être un des seuls) la campagne des élections européennes de 2009. Alors, voici quatre idées que je pense primordiales. Elles ne vont pas forcément être différentes de celles que d'autres ont déjà évoquées, mais bon, faut se plier à la règle. Alors, pour moi, l'Europe de 2020 devrait... :
  1. être dotée d'institutions réellement démocratiques. Pour cela, le Parlement devrait seul avoir le pouvoir législatif, la commission ne devrait plus exister mais être remplacée par un gouvernement européen issu de la majorité parlementaire et responsable devant elle, avec des ministres connus des citoyens et ayant des tâches limités à ce que les citoyens des États ont bien voulu transférer pour une gestion commune. Tout cela devrait avoir une constitution qui fixe le fonctionnement politique de l'Union et se limite à cela.
  2. ne devoir s'occuper que de domaines qui lui sont effectivement confiés par les citoyens, et non par quelques gouvernants, à la fin d'un somment de 12 heures, sur un coin de table après le dessert et la poire. Pour cela, toute transmission de pouvoir à l'Europe devrait se faire par référendum tenu dans tous les pays le même jour et avec une campagne européenne. De même, des États pourraient demander qu'un domaine soit restitué, mais uniquement avec un vote populaire dans l'autre sens.
  3. avoir pour objectif d'amener l'ensemble du continent à un niveau de développement élevé, en menant des politiques redistributives spatialement et socialement. L'objectif est que tous les membres, à terme, bénéficient du même niveau de développement que le pays le plus développé de l'Union.
  4. être un modèle de droit démocratique et promouvoir la démocratie envers l'ensemble du monde. En même temps, l'UE devrait renoncer à tout rêve de domination mondiale militaire, trop coûteux, pour se concentrer sur le développement et sur le bonheur de ses habitants. L'UE, comme preuve de sa force, ne peut que pratiquer une politique de frontières ouvertes.
Voilà quelques vagues idées, mais ce sont des grands principes. Mtislav ne demandait pas non plus des projets précis avec moults détails.

Bon, maintenant, il faut que je tague quatre personnes. Je vais d'abord désigner Fabrice et Manuel, qui n'écrivent pas beaucoup en ce moment : cela leur donnera un sujet. Ensuite, je vais interroger Charlatan Crépusculaire, un peu absent en ce moment. Pour finir, un blogueur libéral, avec Penthièvre, qui n'a écrit qu'un seul billet depuis qu'il a ouvert son blog, sans doute en manque de sujets.. Au boulot, Messieurs !

mardi 11 novembre 2008

Tiens, les historiens sont encore mêlés à des questions politiques : la commission Kaspi.

Tu as peut-être entendu, cher lecteur, qu'un rapport va être remis mercredi au président de la République par André Kaspi, concernant les commémorations nationales. Actuellement, douze cérémonies nationales se déroulent et couvrent des thèmes divers (abolition de l'esclavage, déportation des juifs, fin des guerres mondiales...) mais seulement trois sont fériées : le 11 novembre, le 8 mai et le 14 juillet. Le rapport, apparemment, préconise qu'on ne maintienne que trois cérémonies nationales (les trois précédemment citées) et de faire des cérémonies de moins grande ampleur pour les autres.

Bizarrement, c'est à des historiens qu'on demande de se positionner pour dire ce qu'ils en pensent. Ce matin, sur France Inter, Pierre Nora a d'ailleurs sorti une énormité, disant qu'à part ces trois cérémonies, les autres concernent plutôt des portions de la communauté nationale. J'étais révolté : dire que la fin de la guerre d'Algérie, l'abolition de l'esclavage ou le Vel. d'hiv. sont des événements qui ne concernent que les groupes qui les ont directement vécus relève du grand n'importe quoi ! En fait, ce matin, les historiens entendus sur les différentes radios avaient une lourde tendance à dire des bêtises.

La raison en est simple : cette question ne concerne pas les historiens. Ceux-ci travaillent sur des sources et se posent des problématiques, ce qui leur permet d'analyser des faits historiques et de les mettre en perspective. Évidemment, les questions que se posent les historiens sont marquées par leur temps, mais cela ne signifie pas qu'elles ne soient pas justifiées. En ce 11 novembre, le retour de la première guerre mondiale dans l'actualité des recherches historiques en est la preuve.

Les commémorations s'appuient sur la mémoire, ce qui est très différent, car on est là dans le subjectif. La mémoire est d'abord nationale, et est entretenu par l'État, mais elle appartient aussi à des groupes, des entreprises, des organisations, des individus. Il est souvent difficile à l'historien de dégager les faits de la mémoire des acteurs, forcément déformée par le temps, les actes des inconscients individuels et collectifs, les améliorations à la réalité apportées par les acteurs... Finalement, c'est au pouvoir politique de se positionner, de consulter les citoyens et de savoir si ces cérémonies ont un sens et quelles sont celles qui restent primordiales.

D'ailleurs, André Kaspi a, d'une certaine façon, botté en touche. En sélectionnant les trois cérémonies qui ne posent pas de vrais débats importants entre les différents courants politiques français, il a tout simplement dit : "le président me demande de faire des choix, je vais prendre le plus simple et éviter de faire des vagues." Je le comprends complètement, et à sa place, si j'avais été nommé en tant qu'historien à la tête de cette commission, j'aurais fait pareil. Maintenant, c'est aux hommes politiques de faire des choix. J'aimerais bien qu'ils aient un peu de courage politique.

Par contre, je dois te dire que je regrette que les historiens se mêlent de ces débats. Nous passons notre temps à demander que les politiques ne prennent pas possession des recherches historiques pour faire des lois mémorielles, et voilà que les meilleurs d'entre nous se collent à ce type d'exercice. Les historiens restent-ils crédibles par ce type de comportement ?

lundi 10 novembre 2008

Les Lilas reçoivent des stars le mercredi 12 novembre !

En ouvrant mon courrier, j'ai découvert une étrangeté : une lettre de la section socialiste des Lilas !

Depuis 2004, j'habite la petite commune des Lilas, en Seine-Saint-Denis. La ville est une vieille terre de la droite républicaine. Depuis 1945, la mairie est tenue par les gaullistes. Mais, en 2001, par un hasard assez étonnant (une triangulaire avec le FN), la ville bascule entre les mains de la gauche plurielle. Pour les gens de gauche du département, il était évident que c'était un hasard dû au rapport de force du moment. Ainsi arrivait à la tête de la mairie une coalition regroupant les Verts, le PCF et le PS, et mené par un jeune maire, Daniel Guiraud.

Lorsque je suis arrivé, j'ai trouvé une ville en plein travaux. De nombreuses surfaces de voirie, des bâtiments scolaires, un parc, des crèches ont été rénovés ou construits. A l'évidence, la ville a changé progressivement de visage, sous l'impulsion d'une équipe municipale jeune, mais aussi des changements de population. A une population mélangeant vieille bourgeoisie aisée et classe ouvrière, succède depuis le début des années 2000 un mélange de classes moyennes et de bobos venus de Paris très proche. Les pauvres sont progressivement poussés vers l'Est de la commune par les évolutions des prix de l'immobilier.

Malgré tout, je pensais que, dès la première municipale, la droite reprendrait son fief. J'aurai dû être marqué par le score de Ségolène Royal dans la commune, celle-ci réalisant un beau 55% au second tour.

Lors des municipales de 2008, la gauche s'est présentée unie, alors que le PS et le PCF s'affrontaient massivement dans le reste du département, face à une droite éclatée et sans leader fort. Avec surprise, le maire sortant l'a emporté dès le premier tour avec un score très important, bénéficiant à la fois des résultats de son action locale, de la vague de la gauche au niveau national, du vote des bobos et des divisions de la droite.

Mais revenons à mon courrier : cette lettre contenait une invitation pour venir assister ce mercredi à une réunion publique intitulée "Défendre les services publics face à la droite, face à la crise : non à la privatisation de la Poste !" La réunion se tiendra à la mairie des Lilas à 20h45, dans la salle des mariages.

J'ai été intriguée par cette invitation tombant en plein pendant la campagne préparatoire au congrès de Reims. La commune des Lilas est située dans la circonscription de Claude Bartolone, fidèle de Laurent Fabius, député depuis 1981 et tout nouveau président du Conseil Général. Les Fabiusiens, en perte de vitesse, essaieraient-ils de dynamiser un peu leurs troupes et de marquer leurs actions sur la commune ? Un peu échaudé et ne voulant pas me retrouver dans une réunion de militants survoltés, j'ai d'abord réagi par un rejet franc de l'invitation.

Et puis, mon attention a été attirée par la liste des deux invités de cette réunion. Certes, Liêm Hoang-Ngoc, professeur à la Sorbonne et auteur de "Vive l'impôt !" en 2007 (un titre qui émoustille déjà les membres du réseau LHC), sera présent. Nous aurons aussi la joie d'avoir aux Lilas, durant cette soirée, le secrétaire de la FSU, Gérard Aschieri. Ce syndicat est important à la Poste, mais il est aussi la première fédération des enseignants.

J'ai donc décidé de m'y rendre, d'abord pour voir à quoi ressemble le PS aux Lilas, mais aussi pour en profiter pour poser quelques questions à ce leader syndical central pour le monde enseignant.

Si tu es prof et que tu lis ce blog, n'hésite pas à m'envoyer des questions par mail ou à m'en laisser en commentaires, j'essaierai de les caser, si l'occasion se présente, bien sûr...

De l'influence des blogueurs sur le Monde...


Je voulais te signaler, cher lecteur, une fois n'est pas coutume, cet excellent article de Nicolas J., auquel je souscris complètement. Les réactions fortes de nos hommes politiques en ce moment sur les blogs, comme je te le disais ici, sont à la fois comiques mais en même temps assez inquiétantes.

Comme je te le signalais ici (et pourtant, je suis dans le wikio), mon audience ne mérite pas qu'on s'inquiète de l'existence de ce blog, malheureusement...

P.S. : source de l'image ci-dessus, symbole de Nicolas, ici.

dimanche 9 novembre 2008

Quel responsable à la situation du PS ? Lionel, bien sûr !

En ce moment, la blogosphère de gauche est émoustillée par le congrès du PS. Il faut dire que la situation, pour tout individu qui s'intéresse un tant soit peu à la politique, relève presque du vaudeville. Le problème, c'est qu'on parle aussi ici de l'avenir des Français. Il n'existe pour le moment pas d'alternative crédible à l'UMP en dehors du PS, et les basses manœuvres politiciennes de Sarkozy le prouvent. Je le déplore régulièrement du fait du ralliement de la plupart des dirigeants du PS au libéralisme, en tout cas partiellement.

J'ai pu découvrir aujourd'hui cet intéressant billet lancé par notre camarade de Peuples.net, visant à réhabiliter l'œuvre de François Hollande à la tête du PS. Il a d'ailleurs immédiatement été repris au vol par Nicolas. Les deux blogueurs s'interrogent finalement sur les responsabilités des leaders divers et variés du PS sur sa triste situation actuelle. Cher lecteur, je vais me démarquer un peu de ces deux-là.

Peut-on imprimer sur Ségolène Royal la marque de la catastrophe socialiste ? A l'évidence, la réponse est non. Certes, je ne suis pas tendre avec Ségolène, mais elle n'est apparue sur le devant de la scène socialiste qu'à la fin de l'année 2006. Comme l'affirme Nicolas, elle a pu émerger grâce à un processus mis en place par la direction du PS, et elle a été, j'en suis convaincue, un choix par défaut de militants désireux d'en finir avec les vieux dirigeants du PS.

Alors, tout serait la faute de François Hollande ? Le premier secrétaire du parti depuis 1997 a eu un poids réel sur l'évolution du mouvement depuis 2002. Se retrouvant dans une situation terrible pour la gauche, Hollande a géré en essayant de faire cohabiter dans le même mouvement une kyrielle de leaders potentiellement présidentiables mais sans réel dominant. Sans doute a-t-il péché par manque de courage politique, tentant toujours de faire les meilleures synthèses sans imprimer de ligne claire au parti, alors qu'à côté, Sarkozy prenait le contrôle de la droite parlementaire et se préparait à massacrer le Front National. Son erreur fondamentale date de 2005 : cette année-là, le référendum européen laisse des blessures profondes à l'intérieur d'un PS qui n'a pas pu percevoir l'opinion réelle des électeurs de gauche. Loin de se remettre en cause, Hollande enterre les dissensions et les laisse pourrir. Elles sont latentes pourtant et minent à mon avis ce grand parti. Le départ de Mélenchon les révèle un peu plus.

Pourtant, si Hollande a pu mener ces stratégies, c'est bien qu'il a eu le soutien des leaders des différents courants, désireux de s'affronter mais conscients de la nécessité de faire front commun face à la droite. Bloqué ainsi, les dirigeants ont trop attendu, se sont faits doubler par les militants qui ont choisi la seule nouveauté qu'ils ont pu trouver : Ségolène Royal. Je rejoins ainsi pleinement Le Coucou sur cette opinion.

Alors, voici quelques responsabilités mineures, cher lecteur. Tu vas croire que j'essaie de dédouaner tous les leaders du PS de leurs torts. Eh non, dans mon esprit, un chef socialiste résiste encore et toujours à ma grande magnanimité : il s'agit de Lionel Jospin.

Lionel ? Et pourquoi Lionel ? Souviens-toi, cher lecteur, du 21 avril 2002. Ce soir-là, la gauche vient de prendre, contre toute attente, l'une des claques électorales les plus graves de son histoire. Alors que Jospin avait été plutôt populaire, voilà qu'on se retrouve avec un 16% ridicule, et exclu du second tour de la présidentielle. En plus, on a l'horreur de découvrir que Jean-Marie Le Pen occupe la seconde place et va affronter Jacques Chirac au second tour. Là, on cherche un peu de réconfort, on espère que le chef de la gauche va prendre ses responsabilités, nous dire qu'il est là, qu'il va se battre contre l'extrême-droite pour le moment puis préparer sa succession pour que la gauche reparte du bon pied.

Et là, Jospin fait une faute monumentale : il s'enfuit, il abandonne, il nous laisse tomber. Voilà les coqs du PS face à face, sans leader dominant, et refusant de s'affronter. Merci, Lionel !

P.S. : Un collègue m'a affirmée que le PS avait fait une faute grave en appelant à voter Chirac au second tour en 2002, car il avait laissé la porte ouverte à Chirac pour faire n'importe quoi et s'était décrédibilisé. Il aurait fallu laisser la droite chasser Le Pen. J'admets que l'idée m'a troublé, sans parvenir à ébranler ma certitude que voter Chirac était douloureux mais nécessaire. Je laisse cependant cette opinion, cher lecteur, à ta sagacité...

La publicité dans le métro, une agression contre les libertés individuelles.

Cher lecteur, comme tout bon habitant de la proche banlieue parisienne, j'ai la joie et le bonheur d'être un usager du système de transport public parisien. Souvent, les transports en commun sont pénibles à supporter, par leurs lenteurs, les structures parfois mal fichues du réseau qui t'empêchent de te rendre là où tu veux en moins d'une heure, les pannes récurrentes sur certaines lignes de RER. A chaque fois que je me rend en province, je me dis que les habitants des autres villes comme Lyon, Marseille ou Nantes s'en sortent mieux. Malgré tout, les transports marchent assez bien à Paris, sont peu sujets aux incidents dans la majorité des cas et sont finalement peu coûteux.

Pourtant, cher lecteur, je dois te dire qu'il y a une chose qui m'insupporte vraiment dans le métro : la publicité. Je sais que vu les réductions régulières de financement public, la RATP et la SNCF cherchent des moyens qui n'obligent pas à répercuter les coûts de fonctionnement et des investissements sur les usagers. Donc, la publicité s'étale sur les murs du métro, mais aussi à l'intérieur des wagons.

Je trouve le procédé très discutable car les usagers sont soumis à la publicité de manière obligatoire. En effet, pour se rendre dans certains endroits, l'usage des transports est une nécessité. Nous sommes donc totalement captifs de la RATP et de la SNCF. La publicité, dans ce cas, nous est totalement imposée, à moins de s'obliger à fermer les yeux. Machinalement, lorsque tu es dans ton wagon, tu lis les panneaux, même si tu t'en fiches complètement. C'est pareil en voiture ou à pied, lorsque des affiches sont placardées dans les rues.

Là-dessus, j'aurai une tendance, cher lecteur, à être assez radical : je serai pour une interdiction de la publicité dans les espaces publics. La publicité n'informe sur rien, transforme la réalité et utilise des processus de manipulation pour jouer sur nous. Elle participe à la folie consumériste qui mine nos sociétés. Par contre, dans les médias, c'est différent, car nous faisons le choix d'allumer nos radios, nos télévisions, d'ouvrir nos journaux. Personnellement, j'achète sans me poser de questions des journaux comme le Canard Enchaîné, sans publicité, et j'écoute avec bien plus de plaisir les radios du service public, sans trop de publicités.

D'ailleurs, je constate que les dégradations de publicités sont de plus en plus fréquentes dans le métro. Elles prennent la forme de tags, de réflexions courtes ou longues, de déchirures des affiches, de crachats. Est-ce un signe que nos concitoyens expriment un ras-le-bol ? Pour certains de mes contradicteurs, il s'agit de dégradations de même type que les destructions des fauteuils, mais, si c'était le cas, les phrases seraient marquées partout. Il en serait de même des crachats. D'ailleurs, les attaques ne visent pas toutes les pubs, de manière bizarre d'ailleurs. Les campagnes des associations ne sont pas touchées, alors qu'elles m'agacent tout autant.

Autrefois, j'avais pris position pour la gratuité des transports en commun régionaux, histoire de participer à la lutte contre la pollution. La publicité aurait pu être un moyen de compenser vu les sommes folles qu'engloutissent les entreprises là-dedans mais les usagers doivent pouvoir garder la liberté de ne pas être soumis à la publicité en permanence. Comment faire alors ? Il y a une multitude de solutions : utilisation de la fiscalité, prise en charge des investissements entièrement par la puissance publique, réorientation des taxes sur l'essence vers les transports non-polluants...

Hier, à la station Belleville, j'ai pu voir à nouveau des affiches arrachées. Là, des SDF s'en servaient comme d'un matelas pour pouvoir dormir. Enfin des publicités qui servent à quelque chose !

Xavier Darcos veut se doter de grandes oreilles !

Tiens, c'est marrant : j'apprends ce soir grâce à Sarkofrance que Darcos a lancé un appel d'offre pour mettre en place une cellule chargée de surveiller les blogs des enseignants !

Eh bien, je ne me pensais pas aussi influent que ça. En tout cas, Xavier, je suis là, tu pourras sans doute me localiser assez facilement en plus. Sache que je serai heureux que tu lises mon blog, tu y apprendras plein de choses.

Ce qui m'étonne plus encore, c'est que nos dirigeants perdent leur temps à ce genre de conneries ! Franchement, Xavier, tu ferais mieux de nous sortir ta réforme des lycées qu'on est censé appliquer à la rentrée qui vient et dont on ne sait encore absolument rien.

Tiens, je vais même t'aider : tu trouveras d'autres privilégiés dans la blogroll. Comme cela, tu n'auras pas besoin de gaspiller nos deniers pour ces bêtises et tu pourras peut-être t'occuper d'éducation.