lundi 8 décembre 2008

Les Espagnols tiennent le classement des blogs européens.

Wikio publie ce matin son classement européen des blogs. C'est la première fois que je regarde ce classement, et j'ai donc tout de suite cherché les blogs français qui s'y trouvaient. Nicolas trône à la 36e place, et il n'y a pas d'autres blogs politiques français, même pas les miens. Cela signifie bien que notre soi-disant influence est au mieux un mythe, au pire un mensonge dont nous nous drapons pour pouvoir continuer à bloguer.

Ce qui est intéressant, c'est que d'autres pays semblent beaucoup plus avancés que nous dans le développement et surtout, la notoriété de ce type de média. Sur les 50 premiers blogs, 22 sont espagnols !

Ce chiffre est très impressionnant. Malheureusement, je ne maîtrise pas suffisamment l'espagnol pour aller les lire et me faire une idée. Je me pose juste trois questions simples :
  • Les blogs espagnols sont-ils de meilleure qualité que les nôtres, ce qui explique le succès ?
  • Ont-ils eu des bonnes idées pour se faire connaître et pour diffuser leurs flux auprès de la population ?
  • Où alors, la population espagnole a-t-elle un attrait particulier pour la blogosphère, et pourquoi ?
Si tu as des informations sur ces questions, cher lecteur, n'hésite pas à m'en faire part. Je suis vraiment intéressé par ce sujet.

P.S. : j'ajoute à ce billet ce lien, conseillé par Nicolas et Rubin, et qui, je trouve, perturbe encore plus mon raisonnement, puisque les Espagnols feraient assez peu de liens finalement. Bizarre, bizarre...

dimanche 7 décembre 2008

Bertrand et Hortefeux : Sarkozy continue avec les mêmes recettes !

Comme tu l'as sans doute appris, cher lecteur, Patrick Devedjian a enfin réussi à accéder au gouvernement, avec la mission de coordonner la relance économique dont Nicolas Sarkozy nous a parlée cette semaine. En 2007, Devedjian avait manifesté ostensiblement son mécontentement de ne pas pouvoir entrer au gouvernement malgré son soutien sans faille à Nicolas Sarkozy. Pourtant, son entrée dans l'équipe gouvernementale n'a maintenant plus le même sens. Il permet à la fois à l'UMP de se débarrasser d'un chef de parti qui n'a jamais réussi à avoir une autorité suffisante sur ses concurrents, en particulier sur Jean-François Copé. Il discrédite aussi Christine Lagarde, ministre de l'économie, dont la mission aurait normalement dû recouvrir cette mission : on savait qu'elle n'avait plus les faveurs de la présidence depuis plusieurs mois, en voici la confirmation officielle.

En parallèle, Sarkozy semble être sur le point de confier l'UMP à deux hommes politiques que tout oppose. Le premier est Xavier Bertrand, qui prendrait la vice-présidence (il n'y a plus de président à l'UMP depuis que Sarkozy a quitté le poste), réputé pour être plutôt un modéré et un homme "social". Le second est Brice Hortefeux, futur successeur de Devedjian au poste de secrétaire général, plutôt marqué à droite et portant toute la politique d'immigration du président.

Ces nominations symbolisent totalement le sarkozysme. D'un côté, le président cherche à séduire un électorat de droite interventionniste, et à rogner sur le centre et la gauche en utilisant Xavier Bertrand. De l'autre, il continue à draguer l'extrême-droite, en mettant en avant une politique anti-immigration dure. Cette tentative de synthèse entre les droites est ce qui a fait le succès de Sarkozy lors des dernières présidentielles.

Ce qui est intéressant, c'est qu'Hortefeux semble maintenant faire évoluer son discours : vous pouvez retrouver cela ici.

P.S. : maintenant que vous avez lu ce billet, allez voir ici Marie-Georges Profonde. Un très beau texte qui m'a beaucoup touché.

Les enseignants confirment à Darcos que leurs syndicats sont représentatifs !

Lors de la dernière grève des enseignants, le 20 novembre, Xavier Darcos avait affirmé que les syndicats enseignants étaient dépassés et n'avaient plus le soutien des collègues.

Ceux-ci viennent de lui démontrer le contraire. Le 2 décembre, se sont déroulées les élections professionnelles visant à élire nos commissions paritaires. Ce scrutin est riche d'enseignements :
  • La participation est en nette hausse, passant de 57% en 2005 à 61%.
  • Le SNES, très violemment attaqué par le ministre depuis qu'il a quitté la négociation sur la réforme des lycées, reste le syndicat largement majoritaire chez les enseignants.
  • Les profs confirment ainsi la représentativité de leurs syndicats et leur attachement au paritarisme qui caractérise la fonction publique.
Une question brûlante émerge alors, cher lecteur : comment se fait-il que les électeurs du privé n'aient pas autant participé aux prud'homales ? J'ai la réponse : les salariés ne votent pas sur leur lieu de travail et ne se déplacent donc que peu. Nous, on vote sur place, ce qui nous permet de nous exprimer très largement.

Certes, ce n'est sans doute pas le seul facteur, mais les taux seraient meilleurs si, au moins dans les entreprises moyennes, les bureaux de vote étaient locaux et le vote par internet possible. J'espère que l'État s'inspirera de son propre exemple pour le déployer ensuite vers le secteur privé.

samedi 6 décembre 2008

Excusez pour l'absence, je suis de retour !

Cher lecteur, je sais que tu t'inquiétais de l'absence totale de billet depuis mercredi. Malheureusement, j'ai été pris dans diverses choses tout au long de ces quelques jours, que je vais rapidement te relater.
  1. Jeudi, je n'ai pas pu faire de billet, parce que j'ai été bloqué toute la journée au boulot. La vie de prof est ainsi faite qu'il arrive parfois que, par un jeu de conseils de classe habilement placé, je ne puis accéder aisément à un ordinateur. J'évite de bloguer du boulot, on peut me repérer trop facilement. Bon, en fait, je triche. J'ai bien écrit un billet, mais . Il faut bien que je fasse une fois de temps en temps un billet pour le blog collectif ; si je ne le fais pas, Manuel m'insulte copieusement au téléphone...
  2. Vendredi, j'ai encore eu un enchaînement difficile à gérer. J'ai été coincé au boulot toute la journée, puis je me suis retrouvé chez Nicolas, à qui j'ai enfin pu rembourser mes dettes de bière. Ce qui est bien, à la Comète, c'est qu'après avoir soldé nos comptes, on peut largement continuer à creuser le déficit et le trou dans le foie. Maintenant, contrairement à ce que prétend l'auteur de ce billet, je n'ai pas rigolé tout le temps aux blagues du Vieux Jacques.
  3. Enfin, aujourd'hui, j'étais en province, dans l'une de mes régions d'origine, pour me recharger en produits gastronomiques locaux.
Après avoir vécu une expérience inoubliable à la Comète, je voulais faire ici une précision. J'avais mis en doute auprès de certains de mes proches l'existence de la plupart des personnages des blogs de Nicolas. Je pensais : "Nicolas a une imagination débordante et invente des personnages en observant les habitués du café en question". Cher lecteur, Nicolas a bien une imagination débordante, mais tous les personnages de ses blogs existent vraiment : le Vieux Jacques, le gros Djibril, Tonnegrande, Jim le serveur et le joyeux patron de la Comète.

Après cette soirée, je vais presque finir par croire que Didier Goux n'est pas un personnage de fiction ! Damned, je dois encore être un peu ivre, moi...

mercredi 3 décembre 2008

Attention, les privilégiés reviennent au pouvoir : 32e place au Wikio de ce mois !

Cher lecteur, être un privilégié impose des devoirs et des obligations. Parmi celles-ci, être au-dessus du Tiers Etat est une nécessité impérieuse, pour m'éviter de déroger à mon rang. Heureusement, cher lecteur, les loqueteux de Wikio ont daigné me faire quelque peu grimper dans leur classement politique, pour que j'émerge de la masse du peuple. Me voici à la 32e place. Enfin, je m'approche du gratin.

Ma position est d'ailleurs étonnante, cher lecteur. J'ai l'insigne honneur de me situer juste devant le talentueux Authueil, qui n'est certes pas de mon camp, mais qui tient un blog de qualité. Devant moi se trouve l'un de mes commentateurs les plus fidèles et tenancier lui-même d'un blog journalistico-politique, Criticus, que je vais bientôt dépasser j'en suis sûr. Me voici donc coincé entre la droite étatiste et la droite libéralo-conservatrice. Il va falloir que je me dégage rapidement de ce guêpier...

En tout cas, ce classement est marqué par le succès des Leftblogs. Cependant, tremblez, gens du bas peuple, les privilégiés arrivent. Bientôt, le trône de Nicolas tremblera sur ses fondations, et ce avant que le peuple ne cherche à me trancher le cou...

Merci à tous mes lecteurs fidèles et à tous ceux qui ont eu l'amabilité de me lier durant ce mois.

P.S. : ce succès n'effaçant pas les autres, je tiens à te signaler que le blog collectif Avec nos gueules... progresse aussi de 22 places pour se retrouver à la 75e place.

La police dans les écoles fait toujours autant débat !

Tu as sans doute entendu parler, cher lecteur, de cette affaire du collège du Gers. Je te résume le truc qui bouleverse en ce moment l'Éducation Nationale : le 19 novembre, le collège de Marciac attend la venue de gendarmes censés faire de la prévention contre la consommation de drogues. Cela est devenue de plus en plus fréquent dans les établissements scolaires de travailler avec nos collègues fonctionnaires des forces de l'ordre. Pour nous, cela permet de construire avec les élèves des notions de thèmes du programme d'éducation civique. Pour les policiers et les gendarmes, il s'agit de prendre contact avec les jeunes, de se confronter à eux et d'améliorer leurs relations avec eux. En général, tout le monde y gagne, élèves, enseignants et policiers.

Or, dans ce cas précis, les gendarmes sont apparemment venus, non pas pour faire de la prévention, mais pour faire un contrôle général et pour trouver des boulettes de shit. Ils seraient entrés dans la classe avec un chien policier qui a, apparemment, beaucoup impressionné les élèves, et ils se sont comportés de manière assez étonnante, selon les témoignages des gamins.

Cette affaire a un certain retentissement parce qu'elle tombe en même temps que l'arrestation du journaliste de Libération Vittorio de Filippis. Cela suscite des inquiétudes et des questionnements sur la manière dont la police est encadrée et sur sa relation souvent difficile, en France, avec les autres citoyens.

Dans l'Éducation nationale, la nouvelle a aussi suscité de nombreux remous, en particulier sur la place des écoles dans l'intervention des forces policières. La question, en fait, ne fait que rebondir, car elle était déjà souvent ressortie au moment des arrestations d'enfants sans-papiers dans les écoles parisiennes. Traditionnellement, les forces de police n'interviennent que très rarement à l'intérieur des établissements scolaires. La loi prévoit qu'elles ne peuvent entrer dans une école que sur demande expresse des autorités administratives des établissements (principaux, proviseurs, inspecteurs d'académie, recteurs), sauf en cas d'extrême urgence. Cela a aussi un objectif pédagogique : la plupart des problèmes qui se posent dans les établissements sont finalement très mineurs, et sont gérés en interne et de manière à aider l'élève à se construire en tant que citoyen et à ne pas reproduire ses actes à l'extérieur de l'établissement.

L'intervention de la police dans les écoles pose de nombreux problèmes. D'abord, elle peut provoquer des explosions importantes. Ce que je veux dire, cher lecteur, c'est que si une brigade de gendarmerie avait débarqué dans mon lycée dit difficile, elle aurait sans doute provoqué une émeute. Évidemment, je déplore qu'une intervention de la police provoque une émeute, mais c'est un fait : nous essayons tous les jours de vivre avec cette tension chez nos élèves, et nous la gérons de manière finalement assez convenable, dans la majorité des cas. Une intervention mal placée de la police peut abattre des mois de travail d'une équipe pédagogique et des relations de confiance, les élèves sachant très bien que c'est le proviseur ou le principal qui l'autorise à entrer si elle n'a pas de commission rogatoire.

D'autre part, elle pose aussi la question de l'échelle d'intervention. En clair, un trafic de cannabis sans preuve et information vérifiable, méritait-elle une telle intervention ? C'est une question complexe, là aussi. Les problèmes de drogue sont fréquents, et je suis sûr que dans un grand lycée, il est possible à des élèves de consommer assez facilement. Dans ce cas, le plus souvent, l'élève perturbe surtout sa scolarité : nous faisons alors intervenir les médecins scolaires et les services sociaux pour permettre aux gamins de soigner leurs souffrances et d'essayer de s'en sortir. La police ne vient, en général, que si l'on a pris des gamins en train de trafiquer ou que si des drogués menacent directement leurs sécurités et celles d'autres élèves et de personnels : ces cas sont très rares mais sont très douloureux pour nous, car ils symbolisent l'échec de la prévention et de l'éducation et le recours, pénible, à la répression.

Enfin, ces interventions, si elles ne provoquent pas d'incidents, suscitent une émotion très forte chez les usagers. Les élèves sont marqués par l'arrestation parfois violente d'un de leurs camarades, dont ils découvrent du même coup les activités illicites. Les parents réagissent souvent de manière vive aussi : l'école de mon enfant est-elle dangereuse ? Est-ce que le droit a bien été respecté ? Pourquoi est-ce que mon fils a été fouillé ? L'affaire du Gers a été une illustration de ces réactions épidermiques bien compréhensibles.

Alors, que dire de l'intervention de la police dans les écoles ? A mon humble avis, elle n'est pas à proscrire, mais elle doit se limiter à quelques cas très précis :
  • Soit s'il apparaît une situation de crise où les élèves et les personnels sont menacés directement. Dans ce cas, il est évident que la police et la gendarmerie sont nécessaires et doivent agir, mais en prenant en compte la spécificité des élèves et de l'endroit où elles interviennent.
  • Soit si un délit qu'un établissement ne peut pas traiter seul est commis en son sein. Dans ce cas, l'autorité administrative intervient et demande les forces de l'ordre.
  • Soit si, dans une enquête en cours, la police doit intervenir et arrêter un gamin de manière urgente, mais avec de vrais faisceaux de preuve et dans un cadre bien préparé avec l'établissement, pour éviter incidents et problèmes. Ensuite, c'est à nous de rattraper les dégâts auprès du reste de la communauté.
Pour conclure, je te dirai quand même, cher lecteur, qu'il ne faut pas tomber dans les excès. Nous devons tous, acteurs agissant auprès des jeunes, nous adapter aux situations de chaque gamin. Les grandes démonstrations de force n'ont que peu d'impact finalement, et font plus de mal qu'autre chose. Il serait bon que tous les intervenants soient capables, une fois de temps en temps, de se coordonner un peu : nous avons beaucoup à gagner à ce jeu-là.

lundi 1 décembre 2008

Rubin et LOmiG m'enchaînent, et je me déchaîne !

A nouveau, cher lecteur, me voici enchaîné par Rubin, mais pour un défi que je trouve beaucoup plus intéressant que le précédent : choisir six livres qui nous représentent le mieux. LOmiG, par un hasard bien opportun, m'a entravé avec la chaîne une seconde fois le même jour. Me voici donc obligé de répondre.

Pourtant, cher lecteur, je vais te faire une confidence : je ne suis pas un grand fan de littérature. Non pas que je n'ai rien lu dans ma vie, au contraire, mais je dois être l'une des personnes qui a le plus d'ouvrages entamés et inachevés dans sa bibliothèque. Ma conjointe, fine lectrice, s'étonne souvent qu'un enseignant d'histoire-géographie ne se passionne pas pour les belles lettres. C'est une évidente contradiction, que j'admets avoir du mal à expliquer. Sans doute faudrait-il l'intervention d'un psychanalyste pour décrypter les tenants et les aboutissants de ce comportement finalement assez mystérieux.

En plus, je dois te dire, cher lecteur, que je suis souvent incapable de t'expliquer les causes de mes choix. Ma sœur, écrivaine qui s'essaie parfois sur internet, m'a souvent demandé ce qui justifiait mes préférences de lecture, et je n'en sais rien. Quand j'aime un livre, je parviens à l'expliquer, mais quand je n'aime pas... En général, le livre mal-aimé traîne sur ma table de nuit quelques semaines, avant que je me décide à le ranger délicatement sur une quelconque étagère.

Je ressens souvent une véritable culpabilité d'avoir calé sur des grands ouvrages de notre littérature française : tout dernièrement, alors que je jetais Voyage au bout de la nuit sur une étagère, je m'interrogeais sur ce qui me faisait cracher sur Céline, alors qu'à l'évidence, ce texte ne manquait pas d'intérêt. Cher lecteur, cette culpabilité n'a pourtant pas duré et le livre est retourné sur son étagère.

Je vais donc tenter quelque chose, mêlant littérature, histoire et géographie, parce que là, j'ai lu beaucoup, et certains ouvrages m'ont vraiment marqué.

En effet, c'est l'histoire qui m'a d'abord donné envie de lire, y compris lorsqu'elle est très romancée, chez Dumas ou Hugo par exemple. Pourtant, je me souviens avoir lu, assez jeune car je le situe mal, Les Raisins de la Colère, de Steinbeck (1938), qui a vraisemblablement joué sur mes idées politiques. Je sais que cet ouvrage fut une souffrance en même temps qu'une révélation.

A la même époque, j'ai été très marqué par un roman sur la Première Guerre Mondiale, La Main coupée, de Blaise Cendrars (1946). Je me suis vu dans les tranchées durant toute la lecture, et j'ai souffert avec les soldats. Dans ce cas précis, bien plus que les délires mémoriels officiels, le livre est une magnifique ouverture sur la mémoire des combattants.

Au passage, au fil de la plume, me viennent tous les auteurs de science-fiction que j'ai dévorés à une période. Malheureusement, beaucoup sont médiocres, mais je te conseille, cher lecteur, de lire Isaac Asimov, et particulièrement les trois premiers tomes du Cycle de Fondation (1951-1953). Asimov est l'un des rares auteurs de SF dont on se dit en le lisant que ce monde est possible.

J'en suis déjà à trois ouvrages. Bon, passé ce cap, je vais te conseiller quelques livres d'histoire. Un choix un peu incongru tout d'abord : L'Etrange défaite, de Marc Bloch (1940). Cet historien est le fondateur de l'Ecole des Annales, qui a refondé l'histoire française au début du XXe siècle en travaillant sur le temps long, en histoire médiévale, avec un monument, à mon humble avis, Les Rois thaumaturges. Pourtant, l'Etrange défaite est tout à fait à part. Bloch s'y livre à une analyse des causes de la défaite de 1940, à peine quelques semaines après la fin des hostilités. C'est un bouquin passionnant, d'une grande rigueur intellectuelle, et qui montre que parfois, devant le poids du présent, l'historien se doit de sortir un peu du passé. C'est un ouvrage touchant et d'une grande humanité à mon sens. S'ajoute à cela l'émotion de savoir que c'est son dernier ouvrage, puisque juif et résistant, il sera assassiné par les nazis durant l'occupation...

En parlant de cela, me revient Machiavel et son Prince (1532). Cela va peut-être te surprendre chez un blogueur comme moi de conseiller ce texte. Pourtant, je m'y réfère souvent intellectuellement, même si je ne le dis jamais.

Enfin, j'aboutis à un ouvrage de géographie. Je trouve que la géographie est souvent assez difficile d'accès au grand public. Tout jeune étudiant, j'ai cependant lu un ouvrage qui devrait te donner envie de te passionner pour l'étude de l'espace. Il s'agit du manifeste pour une géographie politique d'Yves Lacoste : La Géographie, ça sert d'abord à faire la guerre (1976). C'est clair, efficace, logique, tragique et passionnant, quoiqu'un peu dépassé sans doute.

Voilà, cher lecteur (et chers Rubin et LOmiG à travers toi), une tentative un peu difficile de répondre à cette chaîne, après avoir renâclé pendant trois jours.

Il faut maintenant que je désigne des gens pour poursuivre le cycle. Je vais évidemment tendre la perche à Manuel et à Fabrice, qui s'en sortiront, je le sais, avec la plus grande dextérité. Et puis, comme tu as pu le constater, j'ai un faible pour les blogueuses et je passe le relais à Audine et à Marie-Georges Profonde. Comme Gaël a la flemme, voilà un beau thème de billet pour lui. Et enfin, comme il est un de mes principaux pourvoyeurs de lecteurs, je lance le défi à L'inositol.

Bonne lecture !

Bilan du mois de novembre 2008.

Et voici, cher lecteur, le traditionnel billet bilan de ce mois de novembre 2008. Déjà, je te dirai qu'il fut froid et gris et... Bon, je sais, ce n'est pas le sujet !

J'attendais avec impatience la fin de ce mois, car j'espérais mesurer l'impact du Wikio sur mon blog et mes visiteurs. Je dois te dire que je suis un peu déçu. Certes, je suis maintenant un peu plus connu dans le milieu des blogueurs, comme j'ai pu le mesurer à la dernière République des Blogs. Pourtant, les visites ont très peu évolué : 1936 visites contre 1922 le mois précédent, 980 visiteurs uniques absolus contre 929 le mois précédent. En clair, ce blog est remarquablement stable.

Concernant les billets, les trois billets qui m'ont amené le plus de visiteurs sont les plus polémiques, ce qui, je trouve, est une incitation à faire baisser la qualité : mon billet sur les expulsions arrivent en n°1, celui sur la grève en n°2 et celui sur les femmes blogueuses en n°3.

Pour finir, comme il est maintenant de tradition, voici les blogs et les moteurs de référencement qui m'ont amené le plus de visiteurs ce mois-ci :

Wikio : 81
Betapolitique : 78
L'inositol : 55
Avec nos gueules... : 55
Bouche de là : 35
Technorati : 34
La pire racaille : 33
Mtislav : 27
Marc Vasseur : 22
Expression libre : 19
Le Coucou de Claviers : 16
Alluvions : 14
Penthièvre : 11

Je suis toujours aussi étonné qu'un blog qui n'est pas du tout politique (L'inositol) et qu'un blog qui n'a fait qu'un seul billet (Penthièvre) m'amènent autant de visiteurs.

Et maintenant, attendons le Wikio !

Merci à tous mes lecteurs fidèles et à mon petit groupe de commentateurs qui enrichissent chaque jour ce blog, et m'amènent à évoluer, ce qui était aussi un de mes objectifs fondamentaux.