lundi 14 septembre 2009

L’internat de Sourdun : le gouvernement applique à la lettre les demandes des syndicats enseignants.

Depuis début septembre, l'Éducation nationale communique sur l'ouverture de l'internat de Sourdun. Le 11 septembre, pas moins de trois ministres se sont rendus sur place pour inaugurer le centre : Luc Chatel évidemment, mais aussi Valérie Pécresse et Fadela Amara. Avec eux se trouvait le recteur Jean-Michel Blanquer, toujours prêt à devancer toutes les propositions sarkozystes.

Que se passe-t-il à Sourdun ? Le village de Sourdun se trouve à l'extrême Est de la Seine-et-Marne, sur la route qui relie Provins et Troyes, à l'écart des autoroutes et des voies de chemin de fer. Jusque là, la commune bénéficiait de la présence du 2e régiment de hussards sur son territoire. Le remaniement de la carte militaire a mis un terme à cette présence, mis en difficulté le budget de la commune et les emplois de tout le territoire. Or, l'État a trouvé une solution : installer sur place une structure de l'Éducation nationale, en l'occurrence un « internat d'excellence », dans les locaux de l'ancienne base militaire.

Qu'est-ce que c'est que cette structure ? Fondé très rapidement, cet internat vise à accueillir les meilleurs élèves de l'académie pour leur donner une éducation particulière, digne de leurs capacités. Ces élèves sont normalement volontaires et viennent des trois départements de l'Académie de Créteil. Ils sont environ 120. La rénovation de la base a été d'une extrême rapidité (8 mois), ce qui est rare dans l'éducation, et a coûté cher (plus de 2 millions d'euros) ce qui est encore plus rare. Cette structure ouvre à la rentrée, en ouvrant des classes de la 4ème à la 2nde, réparties en six classes différentes.

Ce qui est passionnant, cher lecteur, c'est que cet établissement correspond exactement à ce que demandent les syndicats enseignants depuis de nombreuses années : on donne aux meilleurs élèves un taux d'encadrement élevé, avec deux CPE pour 120 élèves et une armée de surveillants, alors que la norme est d'un CPE pour 500 élèves, même dans les bahuts les plus difficiles ; on met les élèves à 20 élèves par classe, alors que nos ministres n'arrêtent pas de nous dire qu'une classe à 39 en seconde n'est pas un problème pour nos élèves ; on met en place des groupes de travail avec de petits nombres d'élèves, pour leur permettre de travailler différemment. En clair, ce bahut correspond exactement à ce que nous souhaiterions pour tous nos élèves !

Or, que se passe-t-il pour les autres établissements ? Les classes sont à 35 en seconde et en terminale, parfois davantage puisque le ministère continue à supprimer des postes ; les moyens humains formés ne cessent de diminuer ; on ne cesse de recruter des vacataires sans formation qui ne sont pas des professeurs formés pour mettre des adultes devant les enfants (2 000 sur Créteil dès le 2 septembre) ; on assouplit la carte scolaire pour permettre aux établissements centraux d'absorber les meilleurs élèves.

Pourtant, il y a une forme d'espoir dans cette réalisation. En ouvrant cet internat, nos dirigeants viennent de reconnaître une chose très simple : pour pouvoir permettre aux élèves des milieux populaires de réussir, il faut appliquer ce que demandent les syndicats. Il s'agit d'une reconnaissance par l'État de la justesse de nos ressentis sur le terrain et de l'aspect politique de la politique de suppression des postes. Il ne va pas falloir lâcher cela, cher lecteur. Tous les profs doivent se saisir de ce machin et l'utiliser à profit. S'il s'agit de la manière de faire réussir les élèves, reconnaissons-le, et mettons les classes partout à 20, mettons deux CPE pour 200 élèves, et appliquons des pédagogies nouvelles. Voilà un bel appel à répercuter le plus possible.

PS : encore toutes mes condoléances à M. Poireau, et tout mon soutien.

61 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

    RépondreSupprimer
  2. Tiens, j'avais oublié le nom de cet établissement. J'avais entendu parler du projet, à la radio, c'était présenté comme une tentative de donner à des enfants de milieu défavorisé les meilleures chances qui soient, avec une pédagogie stricte, à l'ancienne.

    RépondreSupprimer
  3. (internat pour sortir les adolescents de leur quartier, de leurs fréquentations, de leur offrir la possibilité d'étudier au calme et dans de bonnes conditions scolaires.)

    RépondreSupprimer
  4. On va encore avoir droit à des reportages édifiants sur M6, je les vois déjà d'ici...

    RépondreSupprimer
  5. @ Suzanne : merci de m'avoir signalé la coquille.

    La pédagogie présentée semble bien être plus stricte que ce qui se fait traditionnellement, mais on ne peut pas encore savoir comment cela va vraiment se passer à moyen et long terme. Cependant, la logique que vous décrivez est bien celle-là, appliquée aux meilleurs.

    M6 doit déjà avoir fait quelque chose là-dessus. C'est exactement dans leur ligne éditoriale...

    RépondreSupprimer
  6. Ben moi je prédis que ça ne touchera pas sa cible, et que les petits craignos qui jouent les transfuges d'un collège à l'autre et n'ont pas eu le déclic à quatorze ans ne vont pas être sauvés par ce type d'établissement. Les enfants vraiment trop difficiles qu'on incitera fortement à saisir une dernière chance ne supporteront pas l'internat (surtout s'il est exigent sur la discipline) et l'éloignement avec leurs copains. Autrefois, il y avait les écoles normales d'instituteurs avec internat après la troisième, où l'on entrait sur concours, et dont on ressortait après le bac. Elles ont permis à bien des enfants d'origine modeste d'étudier dans les meilleures conditions possibles... mais à la base, tous ceux qui y entraient étaient fortement motivés. Attendons donc. Si ça se trouve, dans cinq ans on aura des surprises heureuses ou un téléfilm-catastrophe : "l'internat des sourdingues".

    RépondreSupprimer
  7. Eh bien voilà. Voilà. La découverte de l'eau tiède. Investir des moyens dans l'enseignement, augmenter le nombre de profs et de surveillants et ça va aller mieux. Ah mais voilà. Et curieusement, ce sont les spécialistes de l'enseignement qui savent ce qu'il faut faire pour s'occuper au mieux des enfants. Et pas les types dans les bureaux.

    RépondreSupprimer
  8. Ce qui m'étonne c'est qu'on mette davantage de moyens pour les "meilleurs élèves de l'académie" que pour les mauvais. C'est pas les nuls qu'on devrait aider ?

    RépondreSupprimer
  9. @ paul, ben non, l'excellence c'est toujours pour ceux qui de toute façon ont tout pour réussir. il faut donc les aider un peu plus pour jouer à celui à kikalaplugrosse en académies/recteurs/écoles/ responsables divers et variés.
    ça en jette, mais il n'ya rien de plus facile..malheureusement

    RépondreSupprimer
  10. Paul : justement. C'est un internat d'excellence pour des élèves issus de milieux défavorisés(quartiers sensibles, etc.) qui n'ont pas de bonnes conditions pour étudier. On met le paquet avec ce qu'on peut rêver de mieux (paraît-il) et une équipe de professeurs tous volontaires.
    C'est expliqué si on clique sur le premier des liens de ce billet (vous voyez bien, Mathieu, que quand il y a plein de liens, on ne clique plus dessus, sinon, Paul et Peuples ne réagiraient pas ainsi)

    RépondreSupprimer
  11. @ Suzanne : j'ai bien compris de quoi il s'agissait. Un élève excellent a besoin de moins d'heures, de présence, de surveillance qu'un mauvais élève. Je ne comprend pas au nom de quel principe on leur donne plus, sous prétexte qu'ils sont issus d'un milieu défavorisé. Un élève brillant est brillant, d'où qu'il vienne ; un élève en difficulté est en difficulté, qu'il s'appelle Mohamed ou Charles-Henri.
    J'y peut rien, je n'aime pas cette mentalité "la banlieue c'est fichu sauvons ce qui peut encore l'être en éloignant fissa les bons éléments de zones nocives".

    RépondreSupprimer
  12. @ Suzanne : Sourdun est pour des bons élèves, pas pour les petites racailles de banlieue. Les bons élèves, même de banlieue, réussissent et n'ont à priori pas besoin de Sourdun pour cela.

    Mes liens sont certes nombreux, mais toujours longuement réfléchis et choisis. En plus, cela entretient les amitiés.

    @ Livia : le propre d'une administration est de croire qu'elle a tout inventé.

    @ Paul : je suis entièrement d'accord avec toi. Ce dispositif est fait pour des gamins qui n'en ont pas besoin.

    RépondreSupprimer
  13. "l'internat de sourdingues"... Pas mal, ça. Je le garde en mémoire pour un futur billet.

    RépondreSupprimer
  14. Oh, ben faudrait savoir. Vous ne voulez pas qu'on s'occupe des pauvres méritants. Z'avez pas de coeur.

    RépondreSupprimer
  15. @ Suzanne : il faut aider tous les élèves, les bons et les cancres, les riches, les classes moyennes et les pauvres. Pour moi, c'est cela, l'école républicaine.

    RépondreSupprimer
  16. Je ne comprends pas ce qui vous choque tant. C'est un projet de l'Académie de Créteil, ça coûte moins cher qu'un collège neuf, c'est une expérience. Ce qui est apporté à certains n'enlève rien à d'autres. Il y a un CPE pour 120 élèves parce qu'il n'y a que 120 élèves. Dans tous les petits collèges il y a aussi un CPE, même dans les collèges de moins de 100 élèves, non ? On maintient par intérêt public des établissements minuscules dont le coût de fonctionnement est certainement supérieur, si on le mesure en fonction du nombre d'élèves dans l'établissement. Il y a des LEP publics avec des classes de moins de dix élèves en CAP ou en BTS. Et il n'y a pas une armée de surveillants, pour cet internat. L'année prochaine il accueillera 500 élèves.
    Il y a assez motif à s'émouvoir des établissements privés financés avec les fonds de l'Etat !

    RépondreSupprimer
  17. Les bons établissements pour les bons élèves !

    Les autres ... :-(

    Un très article à faire tourner et hop .

    Bésitos

    RépondreSupprimer
  18. (un internat avec 500 élèves, si ça se fait, ce sera sans doute un des plus gros internats français)

    RépondreSupprimer
  19. Suzanne, je connais au moins quatre collèges de moins de 400 élèves sans CPE dans mon département, il n'y a même pas un faisant fonction. L'un a même fonctionné même jusqu'à il y a dix ans seulement grâce à la secrétaire ! J'ai enseigné dans trois collèges de 400 élèves où le CPE est apparu après réclamation de l'équipe éducative et changement de direction. Ce sont tous des collèges ruraux, sans problème de discipline majeur ou d'absentéisme, sauf quelques cas sociaux, mais c'est nécessaire à cause de la présence de beaucoup de demi-pensionnaires, d'études chargées du fait du ramassage scolaire, et puis parce que l'absence du chef d'établissement pour cause de réunion au rectorat ou à l'inspection peut prendre une journée.

    En fait, tout dépend du chef d'établissement, parfois même du politique et notable du coin qui n'a pas forcément les entrées ou une grande gueule. Il peut être mal vu de l'IA, il peut vouloir être le seul chef en place, les profs peuvent aussi trouver la situation normale et se taire. J'ai vu en revanche une principale qui avait obtenu deux adjoints et deux CPE alors que la taille et le profil de son collège rural ne le justifie pas. Les situations sont très disparates, il y a des établissements qui obtiennent ces postes (et des postes d'AVS, d'assistant d'éducation, d'infirmière, d'assistante sociale) ou bien des heures d'enseignement qui sont refusés à d'autres qui pourraient en avoir plus besoin.

    RépondreSupprimer
  20. @ Suzanne : je rejoins Dominique sur son analyse globale. J'ajoute que sur Créteil, les bahuts de moins de 200 élèves sont fermés par l'administration en général. Je ne dis pas que nous ne devons pas aider les bons élèves des zones populaires, mais cela me semble assez indécent quand on observe la dégradation du système pour les autres. Je faisais juste le parallèle entre les deux situations.

    @ Eric Citoyen : merci du relais et du compliment.

    @ Dominique : merci pour ce très intéressant commentaire, auquel j'ai peu de choses à ajouter.

    RépondreSupprimer
  21. Dominique : je posais la question, pour les CPE.

    Je n'avais entendu parler que vaguement de ce projet d'internat d'excellence. Après avoir lu l'article de Matthieu, j'ai donc cliqué ci et là, et ce que j'ai lu me donne à penser que nous ne parlons pas du même établissement.

    Dans tous les articles de journaux , on parle d'un internat où les enfants sont sélectionnés sur le critère "défavorisé". Précarité de la situation familiale, mauvaises conditions de logement qui rendent difficiles les devoirs à la maison, etc. Ce sont parfois les assistantes sociales qui ont écrit les lettres de motivation, mais l'adolescent doit être volontaire, ainsi que sa famille. Le mot "excellence" s'accorde au but d'arrivée (on prend des élèves pauvres de tous niveaux qui ont envie de s'en sortir et de travailler dans de bonnes conditions") et non pas à la sélection de départ. Certains de ces élèves ont de grosses difficultés.

    Le coût de la rénovation, trop cher ?

    J'ai entré dans Google "nouveau collège euros". On a le coût des nouveaux collèges en France: entre 12 et 50 millions d'euros. (autour de 25 millions pour le gros de la troupe) . Donc, 2 millions pour l'adaptation d'une caserne à des normes scolaires, c'est vraiment excessif ? Oui, a l'air de dire Matthieu, si on considère le nombre des établissements scolaires qui auraient bien besoin d'un petit coup de rénovation. Oui, et alors ? C'est pareil pour tout. Il ne faudrait pas tenter d'expérience scolaire, ce serait indécent par rapport aux écoles ordinaires ?
    Je vis dans un département où tous les élèves de troisième ont un ordinateur portable qu'ils n'utilisent que très peu pour des travaux scolaires. On leur offre MSN, quoi. Une vraie gabegie indécente, pour le coup. Il ne faudrait pas construire de nouvel hôpital qui coûte cher au motif que tant d'hôpitaux de province se délabrent , ni créer de nouveaux jardins publics alors que tant sont si mal entretenus, etc, etc ?


    Attendons un peu les premiers bilans. S'ils sont positifs, au moins il y aura des élèves et des enseignants heureux quelque part.

    RépondreSupprimer
  22. Ma dernière phrase est idiote, je ne sous entend pas que tout le monde est malheureux ailleurs, loin s'en faut, mais que si ça marche pour ces élèves là, si c'est un système efficace, si élèves et enseignants en redemandent, c'est que l'expérience méritait d'être tentée.

    RépondreSupprimer
  23. Suzanne, il y a deux choses différentes. D'une part, l'aspect rénovation des bâtiments. Deux millions d'euros, c'est fort peu en effet, les rénovations que je vois se situent au moins à dix fois plus (et cela peut même atteindre la centaine de millions quand on veut faire de la HQE ou désamianter des locaux). Cela ne peut concerner qu'une petite première tranche, en attendant d'autres travaux qui permettront d'héberger tout le monde. Qui finance ce projet ? L'Etat qui accorde les bâtiments déjà construits, le département (gestionnaire des locaux). Dans les autres cas, le département doit partir de zéro s'il veut créer un nouvel établissement et il se finance tout seul. Il n'est pas anodin de savoir que la Seine-et-Marne soit l'un des deux seuls départements UMP d'Île-de-France et que cela commence là et non en Seine-Saint-Denis.

    Vient ensuite la question de l'encadrement. C'est le rectorat qui dispose des moyens humains pour tout ce qui est affectation de personnel éducatif, c'est l'inspection académique qui décide pour les ouvertures et fermetures de classe selon la DGH calculée en fonction du nombre d'élèves (et non pas en fonction seulement des matières enseignées ou d'un quota d'élèves par classe). Cela veut dire qu'il y a eu dès le départ une pression administrative venue de très haut pour avoir de faibles effectifs en classe, un fort taux d'encadrement et ce alors que les rectorats reçoivent des directives pour faire baisser le nombre de fonctionnaires ou pour les réorienter vers une fameuse seconde carrière totalement improbable (un peu comme à France Télécom). Il y aura quand même 15 000 suppressions l'an prochain ! Ce alors que les effectifs de collège remontent.

    Ces suppressions sont compensées par des heures sup (mal payées quand on a de l'ancienneté, elles se font sur une moyenne) ou par le recours à des contractuels et des vacataires jetables. L'académie de Créteil supprimera comme presque toutes les autres des postes l'an prochain, elle doit tenir cet objectif. Que va-t-il se passer ? On va diminuer les taux d'encadrement dans les collèges qui ne sont pas dits d'excellence, on va contraindre plus d'enseignants à compléter leur service dans un autre collège ou lycée (je connais des gens qui sont sur trois établissements distants de dizaines de kilomètres). Cela se fera en fermant des classes ailleurs qu'à Sourdun. On nous dit d'année en année que la qualité pédagogique ne baissera pas avec un élève de plus par classe, mais dans un niveau à 112 élèves, le choix de l'IA est d'imposer 4 classes à 28 plutôt que 5 à 22-23.

    Comme les volumes de personnel sont affectés nationalement aux académies, celles-ci imposent les fermetures de classe afin de respecter la norme comptable. Bref, elles sont obligées de déshabiller Paul (un collège de ZEP ou difficile sans être ZEP) pour habiller Pierre (les fameux internats Sarkozy). Ensuite, on habille tout cela d'un vernis pseudo-démocratique par un vote du conseil d'administration du collège qui n'est en rien autonome malgré les textes.

    La même réflexion peut être faite au sujet des centres de détention de mineurs. J'en connais un (comme par hasard, situé dans une municipalité UMP). Il y a 2,5 encadrants pour un incarcéré ! Les cellules sont individuelles, les cours sont donnés à un seul élève à la fois, les locaux sont neufs. Et pendant ce temps, il y a toujours plus d'emprisonnés que de places en prison (sans compter les conditions de vie que le conseil de l'Europe ne cesse de dénoncer en disant que la France est la honte du continent !) On fait de la com sur une opération qui concerne peu de personnes afin de montrer comment on est charitable et on laisse sur le trottoir 99 % des autres !

    Communication massive et compassion fictive ont été les maîtres mots de Bush, c'est la même logique ici. Ceux qui ne réussiront pas ailleurs, ce sera de leur faute, pas de celle du pouvoir.

    RépondreSupprimer
  24. Dominique : merci pour cette longue réponse . Je suis d'accord avec de que vous dites des foyers éducatifs, mais les prix de journée ne sont pas comparables. Là, c'est quand même un internat à caractère social, ouvertement à caractère social. Si on raisonne en terme de gros sous, on peut comparer avec ce que donnerait un placement en foyer éducatif. Il n'y a pas photo !
    Tout ce que vous dites sur les classes surchargées est exact, mais il y a aussi une mauvaise gestion des effectifs. Par exemple, entre les enfants qui sont chez moi et ceux du voisinage, dans différents établissements : 19 en cp/ce1, 15 en Ce2, 32 en CM2, 44 en petite section de maternelle, 5 en 2ème année BTS, 34 en 3ème, 10 en Segpa, 22 dans une seconde, 38 dans une autre seconde, et 9 en 2ème année en CAP.

    Votre conclusion donne à penser que vous craignez que l'expérience réussisse. Je crains, personnellement, que seuls les enfants studieux et motivés y trouvent leur compte et que les autres décrochent et préfèrent retrouver leur environnement familier. Mais pourquoi pas ne pas tenter le coup ? (et de toute façon, le coup est tenté)

    Ce serait très intéressant de comparer les établissements qui, avec le même type d'élèves, réussissent à tenir le cap et ceux qui échouent. Les professeurs qui font progresser leurs élèves et ceux qui échouent, et d'en tirer les enseignements pour parfaire la discipline et les méthodes de travail. (mais c'est un autre débat)
    Justement, comme dit Mathieu, cet établissement correspond à ce que demandent les syndicats. Eh bien, attendons les résultats. Je ne me fais pas d'illusion non plus sur le côté pub-action des ministres qui le soutiennent, mais la Gauche n'a pas fait que des miracles non plus, du temps qu'elle était au pouvoir.

    Est-ce que c'est toujours de la faute du pouvoir si les enfants ne réussissent pas à l'école ?

    RépondreSupprimer
  25. 34 en 3e, cela me semble impossible, le seuil est de 29 élèves en collège pour la création d'une section supplémentaire. Ou bien il s'agit du privé (qui représente la moitié des effectifs là om vous vivez apparemment), ou le chef d'établissement a créé une section à 8 ou 10 élèves du type classe spéciale (d'insertion, d'adaptation, d'alternance, etc.) et a dû compenser ailleurs. Je n'ai jamais vu une troisième à trente élèves même dans les pires situations ! Si c'est le cas, il me semble que la communauté éducative aurait dû se mobiliser. Cela peut se faire en lycée, mais pas en collège !

    Pour le primaire, comme cela fonctionne par cycles et avec plusieurs niveaux en même temps, le relevé d'élèves dans un CE2 ne veut strictement rien dire.

    Pour les Segpa, héritières des anciennes SES et aussi de CPPN par fusion, ce sont des classes avec des élèves qui présentent non seulement des handicaps culturels, sociaux, mais aussi physiques et mentaux. En clair, ce sont des débiles ! C'est là que sont en grande partie nos 20 % de prétendus illetttrés selon les journalistes qui ne se renseignent pas. J'ai enseigné brièvement dans ces sections et je peux vous assurer qu'un effectif de quatre élèves à la fois peut être lourd et difficile parce qu'il faut une attention de tous les instants. Dix-douze élèves sont un maximum supportable dans les meilleurs des cas, parce que les réactions sont imprévisibles et qu'il faut surtout poser des règles de vie, pas penser d'abord à enseigner. C'est de l'éducation spécialisée. Les Segpa ne sont pas comprises dans les DGH de collège (elles existent d'ailleurs aussi dans les EREA). Elles n'affectaient pas le niveau d'encadrement des autres classes car c'était compté à part.

    D'ailleurs, on fait disparaître ces sections qui prennent trop de moyens : la politique actuelle est de ne plus en conserver qu'une par bassin (deux ont fermé dans ma ville moyenne) ou de les déléguer aux conseils régionaux par les EREA, aux conseils généraux par les IME-IMPro. Elles fermeront avant dix ans, comme les classes technologiques de collège. Et on versera aussi dans les classes dites classiques des élèves qui n'ont rien à y faire, qui sont perdus, qui vont semer le désordre, mais qui auraient pu un peu progresser dans une structure adaptée. On les enverra peut-être dans ces nouveaux établissements merveilleux dont on n'avait pas vu toute l'utilité.

    Bref, après avoir détruit la roue, on la réinvente. Cela me semble une magnifique illusration de cet admirable régime qui veut s'attribuer tous les mérites après avoir tout saccagé et vandalisé.

    RépondreSupprimer
  26. @ Suzanne : sans vous perturber dans votre débat avec Dominique, il me semble que l'internat de Sourdun est ouvert aux élèves ayant de bons résultats et issus des milieux populaires, et non pas à tous les élèves.

    Et de plus, je maintiens ce que je disais plus haut : même si l'expérience a de bons résultats, il n'empêche qu'on massacre l'éducation pour tous et qu'on fait de l'affichage avec 120 élèves.

    RépondreSupprimer
  27. Matthieu : meilleurs élèves ou élèves souhaitant le meilleur lycée ? (ou pour qui on le souhaite ?) J'ai compris la deuxième option, mais je n'en suis pas certaine.

    Par contre, meilleurs professeurs, sans aucun doute : ils sont tous volontaires, à ce qu'ils me semble, pour aller dans cet internat.
    Affichage : très certainement, mais et alors, si ça fonctionne ? Les élèves et les professeurs peuvent très bien considérer qu'ils s'en fichent, que ce soit de l'affichage sarkozyste ou lang'iste. Il y a eu tellement de réformes et de conneries qui ont été des gouffres à fric (on n'a pas eu que des ministres de l'éducation de droite, que je sache) que là, je ne comprends pas qu'on s'énerve contre le projet d'un seul établissement, qui n'enlèvera rien à personne. En plus, je trouve paradoxal que quelqu'un de gauche y soit hostile, alors qu'on pique les sous du public pour construire d'énormes campus privés où les frais de scolarité ne sont pas à la portée de tous, et c'est un euphémisme.
    Bien sûr que c'est de l'affichage, mais il n'y a pas que Sarko&Co dedans, il y a aussi des professeurs (tous des fachos élitistes ?) et des élèves (tous des petits surdoués arabes ?) qui y croient.
    On verra bien.

    ***
    Dominique :
    On s'éloigne du sujet, hein, mauvais élève bavard et digresseur que vous êtes. (et pas moi, et pas moi!)

    Les exemples d'effectifs que je vous donne sont on ne peut plus réels (il se trouve que j'ai un enfant dans cette 3ème, sans dédoublement pour les cours de langue avec un niveau scolaire proche de la nullité pour la deuxième langue, le professeur dépressif de l'année dernière qui venait un jour tous les trois mois pour toucher ses indemnités ayant été remplacé, quand il l'était, par tout ce que que l'Académie avait hérité de plus inquiétant ou fantaisiste) et les classes dont je vous parle sont dans le public (mais dans le privé sous contrat d'association qui scolarise, grosso modo, la moitié des élèves, c'est à peu près pareil, je crois)

    Comment ça, le relevé d'élèves en CE2 ne veut strictement rien dire, l'école fonctionnant par cycles avec des niveaux mélangés ? Il y a des écoles primaires qui le font VRAIMENT, en dehors de celles qui n'ont que quatre classes ou moins ? Moi je n'ai jamais, jamais vu ça. Une classe, c'est une salle avec une maîtresse ou un maître, autant de pupîtres que d'élèves, et un niveau par classe dès qu'on le peut.

    J'espère que vous avez tort pour l'avenir des SEGPA. Pour l'instant, leur existence et leur fonctionnement sont (je ne sais pas comment dire) un honneur de notre éducation. On assure la coexistence d'enfants qu'on appelait autre fois débiles légers, souvent très perturbés, et d'enfants normaux dans les mêmes établissements, il faut continuer.

    RépondreSupprimer
  28. @ Suzanne : j'aimerais bien que vous me citiez les réformes de l'Education nationale qui ont été un gouffre à fric. A part la massification, qui coûte forcément chère vu qu'elle consiste à augmenter le nombre d'élèves dans les études longues, je ne vois pas bien. La masse salariale n'a cessé de diminuer en proportion du nombre de salariés par exemple.

    Sinon, pour les professeurs, on n'a aucune information sur ceux qui se sont lancés là-dedans et sur leur mode de sélection. Cela peut être des profs bien notés, c'est vrai, mais aussi des militants qui pensent que ce mode de formation est le bon (ce qui n'est pas forcément bon car ils risqueraient d'être aveuglés sur le projet) et enfin, il peut y avoir des collègues très motivés par leurs volontés de quitter les bahuts classiques parce que ce serait trop dur.

    Cependant, ne les connaissant pas, je n'irai pas plus loin. Mais si l'un d'entre eux passe par ici, j'aimerais qu'il nous explique ses motivations.

    RépondreSupprimer
  29. Matthieu: "réformes", je n'aurais peut-être pas du dire ce mot, je manque d'arguments, là, mais par contre, initiatives, alors là, oui, j'en connais au moins deux : les classes bilingues franco-breton, par exemple. Dans des endroits où l'on ne parle plus breton depuis le Moyen-Age, et quasiment plus depuis le milieu du siècle dernier ailleurs. On a évalué le coût de l'enseignement des langues régionales, formation des maîtres, stages, trucs et bidules soi-disant culturels, mais en réalité option qui t'offrira une bonne classe ? (je ne parle pas des écoles Diwan où il n'y a que des enfants de celtophiles, mais du public).
    L'ordinateur portable offert aux troisième. Combien d'internats d'excellence aurait-on pu mettre en oeuvre avec le coût de l'opération ? Plus de 40 millions d'euros pour soi disant réduire la fracture informatique (voilà une idée qui aurait pu donner de bons résultats, et qui est un échec) 20 internats d'excellence, qu'on aurait eu avec ça, si on se base sur le coût de Sourdun.

    RépondreSupprimer
  30. Et quand je parle du breton, ça vaut pour les langues régionales.

    Les lycées sports et études : alors que l'EPS en milieu normal, hein... Ce n'est pas de l'élitisme caractérisé, là ?

    RépondreSupprimer
  31. @ Mathieu L. : entièrement d'accord avec vous sur le breton, dont le but n'a été que de servir des objectifs politiques inavoués et de permettre un autre système de sélection. Les options de ce type sont pléthores par ailleurs : latin, langue rare ou régionale, musique ou arts...

    Sur les ordinateurs, il me semble que ce sont les conseils régionaux qui mènent ce genre d'initiative, mais cela resterait à vérifier.

    RépondreSupprimer
  32. Oui, Conseil Régional, mais ça ne change pas grand-chose au fait que ce soit de l'argent public gâché.

    RépondreSupprimer
  33. @ Suzanne : certes, mais remettons les responsabilités de chacun aux bons endroits.

    RépondreSupprimer
  34. Mathieu et Dominique : réjouissez-vous mes frères. Après l'internat d'excellence, notre cher Président va lancer (ou rénover, je n'ai pas bien saisi) le premier centre hospitalo-universitaire d'excellence.

    Je vous entends déjà persifler, méchants que vous êtes: sélectionnera-t-il les malades les plus pauvres, les plus méritants ? ceux qui veulent vraiment être guéris ? Les médecins ne seront-ils pas en surnombre ? Est-ce qu'on ne va pas piquer dans les sombres mouroirs de province des infirmières girondes à la blouse entr'ouverte qui faisaient le bonheur des footballeurs alités en traumatologie ? (mais où s'arrêtera Nicolas Sarkozy ? et avant qu'il ne s'arrête, pourrait-il donner à mon village une pâtisserie d'excellence ? Le pain ça va, mais les croissants, bof bof)

    RépondreSupprimer
  35. @ Suzanne : et un président d'excellence, c'est pour quand ?

    RépondreSupprimer
  36. Tu sais Mathieu je ne croyais pas penser ça un jour mais il faut sauver les bons élèves. Tu vois, là, dans mes CP, seuls 3 sur 24 ont acquis les compétences de grande section. Ca veut dire que je vais devoir pas mal refaire ce niveau et laisser de côté une bonne partie du programme de CP. Bien sûr j essayerai de prévoir du travail pour les 3 autres (oui oui vive la péda différenciée) mais je sais déjà qu'ils seront quand même pas mal sacrifiés. Ils ne feront certainement pas tout le programme de CP alors que visiblement ils en ont largement les capacités. Donc je vais les freiner. Et ce sera comme ça au moins jusqu"au collège puisque les autres élèves garderont toujours une demie année de retard. Et au bout de 8 ans d'enseignement à être confrontée à ce problème j en ai marre qu on sacrifie ces gamins. Alors si cet internat peut permettre à une poignée de connaître enfin un certain épanouissement intellectuel : tant mieux. Ca ne veut pas dire que j abandonne l espoir de hisser le niveau des autres mais en attendant d en avoir réellement les moyens (par exemple en ayant que 20 élèves en CP et des aides des gens du RASED)je me dis qu'au moins on en sauve quelques uns. D'ailleurs, tu sais pour les aides personnalisées, on en est à proposer à l'inspectrice de prendre en demi groupe les élèves qui suivent pour les faire avancer... Elle dira non évidemment mais c'est pour dire que maintenant on a aussi envie de penser à eux et pas toujours à ceux qui ont de lourdes difficultés. Ceux qui réussissent et à qui on limite l'horizon sont aussi en souffrance.

    RépondreSupprimer
  37. @ Nathalie : donc, on accepte les réformes, et on se satisfait en en sauvant quelques-uns ? Désolé, mais je ne peux me satisfaire de cela.

    RépondreSupprimer
  38. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer
  39. @ Anonyme : ben, allez voir sur le site de l'internat. Il est en lien dans mon billet. Maintenant, je supprime votre commentaire, parce que laisser son mail sur une page internet, c'est une opération risquée.

    RépondreSupprimer
  40. Bonjour
    Je suis moi même eleve à l'internat d'excellence de Sourdun et je crois que certains n'ont pas tout compris ! Ce n'est pas un internat pour les excellent élève, c'est un internat pour les élèves avec un niveau normal et ces élèves la ressortent excellent.
    Deuxieme point les professeur ne font pas un travail de discipline mais tout simplement leurs cours parce que les élèves de cet internat sont motivés.
    Sa fait plus ou moins 9 semaines que j'y suis et y à rien à dire, pourquoi critiquer quand on ne connait pas ?
    A bon entendeur ;)

    RépondreSupprimer
  41. @ Anonyme : concernant les effets sur ces élèves, on attendra quelques années avant d'avoir des cohortes suffisantes pour faire des statistiques et vraiment constater un effet positif.

    Evidemment, qu'ils font cours ! A 20 par classe et avec des élèves sélectionnés, c'est encore heureux.

    J'espère bien que vous n'avez rien à y redire ! Vu le prix que cela coûte, encore heureux ! Je ne critiquais pas ce qui se fait à Sourdun mais son principe même (rupture de l'égalité républicaine), son effet placebo pour justifier la chute de tous les établissements avec les suppressions massives de poste et la reconnaissance, par l'organisation de cet internat, des demandes des enseignants.

    Dommage qu'on ne puisse pas faire cela partout.

    RépondreSupprimer
  42. Mais tu dis sa mais c'est gratuit pour la plus part des eleves, on est entre 20 et 25 par classe et l'année prochaine d'autre internat d'excellence seront crée

    RépondreSupprimer
  43. @ Anonyme : oui, pour toi, mais ce n'est pas gratuit pour les finances publiques.

    Pour les autres internats, j'attends de voir.

    Et je le maintiens : il est profondément anormal que l'ensemble des élèves, même ceux qui ne sont pas motivés mais qui sont des citoyens futurs ayant les mêmes droits, ne bénéficient pas des mêmes conditions.

    RépondreSupprimer
  44. Non ta vie tu te la crée, tu deviens pas Médecin en claquant des doights faut de la volonté si des personnes sont pas volontaires on ne peut rien faire pour eux

    RépondreSupprimer
  45. @ Anonyme : le droit n'est pas une question de volonté. Il est par la force de la loi démocratique.

    D'autre part, si les gens qui réussissent ne le faisaient que par volonté, le monde serait bien plus simple...

    RépondreSupprimer
  46. Ba ouais mais on a beau te mettre d'un internat d'excellence si tu veu pas bosser tu bossera pas

    RépondreSupprimer
  47. @ Anonyme : dans ce cas-là, ton discours est contradictoire. S'il suffit de motivation, tu as raison, l'internat ne sert à rien.

    RépondreSupprimer
  48. Ba si parce que a la base les élèves admis à l'internats sont la parce qu'ils n'ont pas les moyens (calme, bureau ... ) pour travailler chez eux ou que le français n'est pas leur langue maternelle et c'est pas parce que tu veut que tu y arrive c'est pour sa qu'à l'internat il y a des soutiens alors que si tu veux pas tu y arrive pas

    RépondreSupprimer
  49. @ Anonyme : ce que vous proposez peut être accessible dans tous les établissements, si on y met un peu de moyens...

    RépondreSupprimer
  50. Peut etre accessible en attendand il y à que la que c'est construit ;)

    RépondreSupprimer
  51. @ Anonyme : d'où l'intérêt de l'article.

    RépondreSupprimer
  52. Le débat semble clos, mais je tenais à dire un mot de cet internat puisque je le vis de l'intérieur. Cette année nous avons 240 élèves. Effectivement 20 élèves par classe. Je peux vous assurer que ce n'est pas de tout repos. C'était plus reposant pour moi d'enseigner à 34 élèves en seconde dans mon ancien lycée. Les élèves ne sont pas de bons élèves (même si il y en a quelques uns) . Bien au contraire. Certains ont même été descolarisés par le passé. Les critères de sélection sont ceux qu'a énoncés Sarah: milieux défavorisés, situations familiales désastreuses (si nous avons deux assistantes sociales, je vous assure que ce n'est pas du luxe.) etc... Tous les élèves ne sont malheureusement pas volontaires. Certains posent de graves problèmes de comportement et nous avons constaté que certains dossiers et bulletins ont été "arrangés". Certains établissement ont trouvé le moyen de se débarrasser des élèves perturbateurs ce qui finalement ne m'étonne pas... Certains ont d'ailleurs été exclus mais uniquement pour des faits graves.
    Pour l'effectif a 20, il faut savoir que pour arriver à cela le nombre d'heures de cours par matière a été revu à la baisse. C'est donc de la cuisine interne pour y parvenir.
    Le travail des élèves est insuffisant et le temps d'étude ou de devoirs surveillés se transforme souvent en immense foutoir surtout avec les collégiens.
    Les professeurs sont en effet volontaires mais d'ors et déjà épuisés. Pour ma part j'ai 5 niveaux (4°, 3°, 2nde, 1ère, classe prépa) + ateliers+ études encadrées+ heures d'orientation.Bref, nous sommes sur tous les fronts. J'y passe plus de 35 heures par semaine et ne suis jamais chez moi avant 19h30. Pas la moindre heure supplémentaire en plus, perte de l'indemnité de résidence. Pour moi la perte sur ma fiche de paye est énorme.
    Les travaux: refaire du neuf sur du vieux... nous voilà encore sur un immense chantier, les locaux faits à la va-vite ne sont pas fonctionnels. Je ne parle même pas des problèmes de chaudière. Les élèves ont été privés de chauffage et d'eau chaude pendant plus d'une semaine (a -11 C°) Dès que la nuit tombe vous avez intérêt à avoir une lampe de poche pour vous déplacer à l'extérieur car il n'y a pas d'éclairage.
    Bref pour le moment c'est un gros bordel, et je me demande ce que cela va donner quand on en aura 500.
    Cependant, pour certains élèves les progrès commencent à apparaître, au moins pour l'attitude.Les progrès sont visibles surtout pour ceux qui étaient en effet volontaires. Malheureusement les retours de WE et de vacances sont toujours très difficiles. On a l'impression que tout est à refaire.

    RépondreSupprimer
  53. j'ai laissé un commentaire , et je ne le vois pas ,,, pourquoi
    oui je regrette d'avoir mis mon fils là bas

    RépondreSupprimer
  54. @ Anonyme du 10/12 : je te remercie de ce témoignage qui illustre bien, je trouve, la médiocrité de la politique éducative de ce gouvernement.

    Par contre, je répète que ces exemples pourraient être mis en place dans tous les établissements, et pas juste dans cette vieille caserne loin de tout. D'autre part, les progrès sont visibles partout pour les élèves volontaires. Le problème de l'Education nationale est justement les autres élèves, qui ne sont pas ceux de Sourdun.

    Une question par contre, si je peux me permettre : pourquoi avoir été là-bas ? J'en ajoute une seconde : pourquoi y rester ?

    @ Anonyme du 11/12 : je n'ai pas trouvé dans votre commentaire. Cela arrive parfois : c'est un bug de blogger. Il faudrait que vous le retapiez. Désolé pour le dérangement.

    RépondreSupprimer
  55. je prends les questions de 10/12, pourquoi avoir mis mon enfant là-bas? car je me suis laisser embobiner par le net et mon enfant aussi, pourquoi y rester , car il a peur de retourner dans son ancien college ou il a eu de la maltraitance , je cherche ailleurs mais c pas evident , c le bronksourdin, du jamais vue, je rejoinds ce proff qui ose temoigné et je confirme tous ce qu'il ou elle dit, j'espêre seulement que les eleves ne paient pas les pots cassé , c tres dure le lundi et le vendredi on revis, il y a eu beaucoup d'enfant malade , vous imaginé 2 semaines sans eau chaude et chauffage d'autant pluss que depuis le matin 7h30 jusqu'à 20H sauf pendant les heures de cours les enfants sont dehors à chercher à ce chauffé soit dans les toilettes ou les couloirs , car pour raison de securité il ne doivent pas aller dans leurs chambres meme une demi heure pour ce poser apres le repas alors qu'il y a presque pluss de surveillants que d'élèves,qoui qu'il en soit mon enfant est en exelence baisse au niveau note et comportement ,je n'en dit pas pluss car je pense que la personne qui a ecrits avant moi a tout dit, et qu'il ne faut pas trop en dire car on risque d'etre pénalisé

    RépondreSupprimer
  56. c bizzzzzzaaaaarrrrdddd personne ne réponds dans ce site

    RépondreSupprimer
  57. @ Anonyme : mais si, on répond. Il faut juste poser des questions.

    RépondreSupprimer
  58. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

    RépondreSupprimer
  59. @ Anonyme : désolé, mais ce commentaire pouvait s'apparenter à de la diffamation. Il est donc supprimé.

    RépondreSupprimer
  60. Merci, mais je souhaiterais savoir s'il y a des parents qui aurais mis leurs enfants en 2010/2011 dans cet internat de sourdouingue et ce qu'ils en pensent? moi j'ai des doutes depuis LA LECTURE DU MESSAGE DE l'Anonyme ProfF CI DESSUS.

    27 NOVEMBRE 2009::en ce qui me concerne mon enfant n'a aucun soucis de place car il a une grande chambre ,pas de problème de langue car nous parlons français , encore moins de problème de bureau,LE travail scolaire il a une bonne moyenne, dailleur pour ses devoirs je pense qu'il étais plus au calme à la maison , car c un peu le boxons dans les salles de soutien à l'internat, bref je suis d'avis d'un bon nombre de vous , ce qu'il font là bas devrais ce faire dans tout les collèges , cela éviterais que tout les collèges ce réunissent en 1 car je vous assure c le brooks, même les dizaines de surveillant ne maitrisent pas et bien comme dit cet ANONYME : A 240 élèves ILS N'ARRIVENT PAS à ce faire entendre CE NE SERAS PAS A 500 ET PLUS que cela vas s'améliore , lol qui vivras verras, oh sinon , lol ils ont un Bon PaPa là bas mdr ils agis avec les internes comme avec ses propre enfants à mourir de rire bonne pédagogie je lui fait un clin d'œil à PAPA ,,,c'est certain que dans les autre collèges , il y a trop d'élèves pour avoir le temps de paterner donc c'est une bonne chose cet internat

    RépondreSupprimer
  61. je n'ai RIEN D'AUTRE a dire que LA "SOUFFRAANCCE" ,"l'ECHEC", la "DESOLATION" le "REGRET",la "Tristesse" Amertume" voila ce que vie toute une famille detruite depuis le passage de leur enfant dans ce truc, ha là là!!! si M6 savais de quoi il parlais lors de l'émission sur cet internat, qu'elle gachis que cet internat on fait a mon enfant,j'invite M6 a me contacter pour témoigner

    RépondreSupprimer

Laissez-moi vos doléances, et je verrai.

La modération des commentaires est activée 14 jours après la publication du billet, pour éviter les SPAM de plus en plus fréquents sur Blogger.