lundi 15 février 2010

Cinq jours dans l'action : bientôt, des billets.

Cinq jours sans écrire un billet, cher lecteur, cinq jours... Non pas que cela ne me soit jamais arrivé, loin de là. En tant que privilégié, mes multiples vacances ont souvent entraîné des périodes sans aucune écriture, à part quelques commentaires laconiquement laissés sur mes blogs préférés, lorsque je parvenais à trouver un café équipé d'un accès WI-FI gratuit. Cependant, la Privilégiée s'est inquiétée de mon inactivité sur le réseau, ce qui est un signe important.

Il ne s'agissait pas d'une brusque volonté d'arrêter le blogage. Contrairement à Hypos, je ne suis pas encore lassé du jeu de la blogosphère. Certes, entretenir deux blogs, cela a un prix, certes pas financier, mais temporel. Je ne sais pas comment je ferais si j'avais deux enfants en train de brailler à côté de moi pour tenir un blog. Certains y arrivent, mais je doute d'avoir la force de faire de même.

Non, ce qui m'a empêché, c'est le démarrage du mouvement social des enseignants en Seine-Saint-Denis. Comme beaucoup de collègues, je me suis retrouvé pris dans cette tempête qui semble se lever, et dont personne ne sait vraiment où elle va aller. Pour le moment, les médias s'axent uniquement sur les questions de sécurité, alors que les profs, très majoritairement et malgré le soutien sans faille à nos collègues de Vitry, se bougent à cause de la suppression de notre formation professionnelle, de la réforme des lycées et des craintes sur la mobilité des fonctionnaires.

La France est en train de devenir un pays tellement moderne qu'elle ne va bientôt plus former ses enseignants. Nous plaignons tous nos futurs collègues qui vont se faire massacrer par les élèves dans les prochaines années. Nous plaignons aussi la nouvelle dégradation de la qualité d'enseignement que cela va forcément entraîner.

Ce mouvement pourrait susciter de nombreux billets, à la fois sur les thèmes d'action mais aussi sur les discussions dans les salles des professeurs et dans les cortèges. Une fois la tempête passée, je pense que j'aurais des tas de billets à te faire sur le sujet, cher lecteur friand des nouvelles de l'Éducation nationale.

En attendant, je me demande bien où tout cela va nous mener. On est en période électorale, les syndicats nationaux se préoccupent davantage des retraites que de l'éducation, la dette se creuse, l'euro se casse la gueule et nous sommes encore à deux ans des présidentielles. Je ne vois pas bien comment nous allons émerger, une fois que les régionales seront passées et que les médias n'auront plus besoin d'essayer de faire du mal aux régions PS à propos de la sécurité dans les bahuts.

A ce propos, je signale aux lecteurs que les personnels de sécurité dans les établissements dépendent de l'État. De plus, à Vitry, il y avait des caméras qui ont filmé les intrus, entrant et sortant du lycée.

Bon, j'espère vite reprendre du poil de la bête et adopter de nouveau mon rythme de croisière.

3 commentaires:

  1. Votons alors massivement pour des partis révolutionnaires... Signé une prof étiquetée NPA, même pas peur!

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  2. Mathieu:
    Ben faudrait savoir: un coup vous dites que les lycées de là-bas ne sont pas plus mauvaisement pires que d'autres, et un autre coup qu'il faut davantage de surveillants adultes qu'ailleurs ? Mais pourquoi donc ?

    Christine: ça existe vraiment, des profs NPA ? des qui réclament le retour du voile à l'école?

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  3. @ Christine : non, pas pour moi. La position du NPA sur la démocratie reste trop obscure pour me satisfaire.

    @ Suzanne : je ne dis pas qu'il en faut plus, je dis qu'il en faut suffisamment. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Chérioux avait 20 surveillants en 2003 et n'en a plus que 9.

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Laissez-moi vos doléances, et je verrai.

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