En tant qu'enseignant, me voici un privilégié dans ce beau pays qu'est la France. J'ai toujours rêvé, du haut de ma colline, de m'adresser au bon peuple. Voilà qui est fait.
dimanche 27 février 2011
Quelque chose sur le remaniement ?
mercredi 4 août 2010
Le paquet fiscal commence à se disloquer...
dimanche 28 mars 2010
"Notre point G, il est dans la penderie."
Je ne sais pas comment mes camarades blogueuses prennent ce genre de campagnes publicitaires, mais moi, en tant qu'homme, j'admets que cela me fait sortir de mes gonds.
A priori, le ton est plutôt humoristique. L'affiche fait directement référence à des articles parus récemment dans la presse, et stipulant le fait que le fameux point G, saint-Graal de toute la gente masculine depuis 1950, date de l'invention du concept, n'existerait pas : je suis d'ailleurs désolé pour Ernest Gräfenberg dont le nom devait être loué pour des siècles et des siècles...
Par delà le fantasme et le jeu, il est évident que la sexualité, loin d'être dans l'avoir, est un moment, lorsqu'elle se passe bien, de jouissance et de plaisir bien au-delà de tout aspect consumériste. Il s'agit de partager quelque chose avec un (ou des) partenaires, quelque chose de profond qui se traduit par bien plus que le fait de posséder quelqu'un, et encore moins quelque chose.
Or, voilà que cette campagne de pub rabaisse les femmes de deux manières différentes :
- Tout d'abord, le publicitaire, de fait, invite le passant à penser que le plaisir féminin (mais on peut très bien y mettre le masculin) est équivalent au fait de posséder quelques vêtements dans un placard. Le message est simple : "donner du plaisir et en recevoir équivaut à aller se payer des fringues !" Belle image des relations humaines.
- Et ensuite, on pourrait très bien considérer que, alors que la sexualité est à priori un moment gratuit et épanouissant, l'achat de fringues a le même effet. Voilà, chère camarade, comment suppléer à ton manque de coït : va t'acheter un tee-shirt sur internet ou dans un catalogue, et tu ressentiras un plaisir vraiment intense, ou en tout cas, au moins aussi fort que celui que ton crétin de conjoint peine à te procurer.
Et au passage, merci pour l'image des femmes et de leur plaisir. Je m'en vais de ce pas acheter un pull à ma conjointe, en espérant qu'elle n'arrachera pas mes rideaux lorsqu'elle s'y accrochera.
lundi 22 février 2010
Le sens caché de l'affiche promotionnelle du grand emprunt.

Pourtant, cher lecteur, après avoir observé longuement cette affiche, j'ai enfin eu la révélation : elle est un signe d'ouverture fort de la part de Nicolas Sarkozy.
Pourquoi ? Mais ne vois-tu pas, cher lecteur, la reprise de l'imagerie de la campagne de Ségolène Royal en 2007 ???
L'aveuglement domine la blogosphère, décidément...
mercredi 13 janvier 2010
Première victime de la phraséologie gouvernementale : la société Kärcher.

On pourrait suggérer à nos amis de Kärcher de faire un procès à Fadela Amara, histoire de rigoler un peu...
vendredi 18 septembre 2009
Cécédille dans ta face !
Je suis en train de dicter quelques phrases de cours, lorsque je me penche dans sur le cahier d'une élève : « attention, Mademoiselle, si vous ne mettez pas une cédille à votre c, vous allez obtenir le son q ici et changer le sens du mot. »
Et là, tollé général ! Un garçon de la classe m'interpelle : « Eh, Monsieur, vous venez de faire une grosse erreur, là.
- Ah bon ? Laquelle ?
- Ben, on ne dit pas cédille, mais cécédille ! (désolé, je n'écris pas en phonétique.)
- Euh, non, on ne dit pas « cécédille », on parle d'une cédille. Vous savez, c'est le petit signe que l'on met sous le c pour signifier qu'il se prononce comme un s, s'il est suivi par un a, un o ou un u.
- Monsieur, je sais ce que c'est qu'un cécédille, ce n'est pas ce que je voulais dire. C'est juste qu'on ne dit pas cédille mais cécédille : vous oubliez une partie du mot.
- C'est vrai, Monsieur, surenchérit un autre élève, on dit cécédille et pas cédille. Nos autres profs disent ça ! »
Pendant un moment, je reste interloqué. Il est vrai que je ne sais pas toujours flamboyant en orthographe, mais là, quand même, je décide de m'accrocher.
« Bon, les enfants, le mot « cécédille » n'existe pas. Je ne vois vraiment pas d'où vous le tenez. Je suis sûr que ce petit signe est une cédille. »
Cependant, mes élèves ne sont pas convaincus. On discute un moment. Et puis, alors que je me demandais bien d'où venait ce nouveau mot, je finis par comprendre, grâce au même garçon.
« Mais Monsieur, par exemple, si je vous épelle le mot « ça », je vais vous dire : « cécédille, a ! » Vous voyez bien que j'ai raison ! »
Et là commence une longue explication pour leur faire comprendre qu'il ne s'agit pas d'un moment mais d'un rapprochement de la lettre c et du mot cédille, qui permet d'épeler. « En fait, on dit « c cédille » pour que vous rajoutiez la cédille au c. Il ne s'agit pas du nom de cette lettre, et il n'y a pas une vingt-septième lettre à l'alphabet. Ce n'est pas un y, bon sang !
- Monsieur, le y, il vient vraiment de Grèce ? »
C'est vendredi soir, cher lecteur, et je suis très fatigué.
Pour information, la définition de cédille, selon mon bon vieux Littré :
« Cédille. n. f. (XVIIe s. ; de l'esp. cedilla, « petit c »). Petit signe en forme de c retourné, que l'on place sous la lettre c suivie des voyelles a, o, u pour indiquer qu'elle doit être prononcée comme un s dur. Façade, façon, reçu. »
dimanche 6 septembre 2009
Pas une tête ne doit dépasser : les médias français dorment…
Cette affaire est inquiétante, car elle illustre le peu de réactivité de nos médias concernant ces questions de bidonnage et de manipulation. Cela me rappelle l'affaire Luc Chatel de cet été, qui avait tout de même été mise en avant par le New York Times, alors que les médias français ont attendu avant de faire le relais.
Pour rigoler encore davantage, il faut lire ce petit billet très court des jeunes sarkozystes sur la question (merci à Dagrouik de nous l'avoir montré…).
Bon, allez, je ne résiste pas moi aussi à diffuser ce petit reportage belge, en me désolant tout de même d'être obligé de suivre les médias étrangers pour être informé de ce type de manipulation.
samedi 8 août 2009
Attention, l’invasion des étrangers se poursuit ! Même par la Seine.
Pourtant, en lisant l'article un peu précisément, notre conscience de lecteur attentif est immédiatement sollicitée. Le journaliste nous indique que la population des saumons de la Seine ayant disparu depuis le début du siècle dernier, on s'interroge sur la provenance de ces saumons. Il n'y a pas eu de programme de réintroduction. Avec intérêt, on découvre que l'on reconnaît les populations de saumon au mucus qui se trouve collé à leurs écailles. On oublie de préciser que le saumon français produit un mucus fin et léger, presque délectable, alors que les saumons étrangers, et surtout venant du Sud, ont le mucus lourd et gras, à la limite du nauséabond.
Heureusement, et contrairement à ce que les gauchistes n'ont cessé de dénoncer pour les populations humaines, nos scientifiques disposent d'un fichier génétique fourni concernant les différentes populations de ces animaux. Et là, le journaliste fait preuve d'une totale bien-pensance. Titrant son paragraphe « cosmopolitisme », le voilà qui nous glisse, comme cela, sans en avoir l'air, que certains de ces saumons viendraient de l'étranger ! Tu te rends compte, cher lecteur, de l'étranger !!! Déjà que ma méfiance naturelle pour ce poisson est grande, avec sa chair rose, signe d'une perversion socialiste évidente, je ne peux que dénoncer l'accueil dans nos fleuves de ces poissons gauchistes étrangers.
Evidemment, le journaliste nous cache la vérité, comme d'habitude. Il nous signale tout de même la vaillance de nos saumons français qui tentent de recoloniser le fleuve, portant notre civilisation à son plus haut point. Ainsi, des saumons normands, voyant le grand fleuve à nouveau vivable, tente de se réimplanter. Ils ont fait appel à leurs rudes compagnons auvergnats : des saumons forts, aux filets musclés et solides, qui apportent leur vigueur à ce saint effort de reconquête.
Et là, en une phrase, le journaleux ose nous glisser que des saumons étrangers se sont introduits dans le groupe. Il ne s'agit sans doute pas de saumons occidentaux : quel habitant de notre belle civilisation accepterait de venir vivre dans ce pays socialo-communiste qu'est maintenant la France. J'accuse donc la rédaction du Monde de vouloir nous cacher la vérité ! Ces saumons sont sûrement espagnols ou italiens, voire même, peut-être, africains !!!
Nous attendons de nos autorités une action urgente, pour parer à cette immigration clandestine. Mettons en place un contrôle au niveau du port du Havre, faisons des tests génétiques, et n'autorisons que les saumons français, voire éventuellement du Nord de l'Europe, si l'un d'entre eux a la bonté de venir chez nous, à s'installer dans la Seine. C'est une action urgente, et j'espère sincèrement que le socialo-communiste Sarkozy, pour une fois, prendra de saines mesures !
mercredi 22 juillet 2009
Histoire d'eau à l'école maternelle.
Doit-on emmener les enfants aux toilettes tous ensemble au même moment ? Bon, je sais, cela a l'air un peu périphérique voire totalement sans intérêt, mais je vais essayer de t'expliquer.
Lorsque les enfants arrivent en maternelle, ils viennent à peine de devenir propre. Certains ne maîtrisent pas encore leur sphincter à la perfection, et les accidents sont fréquents. Brusquement, la maîtresse se retrouve inondée par un enfant qui se sent terriblement coupable. Certains n'osent pas demander à aller aux toilettes par peur ou par honte. Pour le maître, c'est un problème constant mais aussi une question éducative : apprendre à l'enfant à dominer son corps et à devenir maître de lui-même.
Il y a donc plusieurs stratégies à mettre en place. L'idéal est de permettre à l'enfant, lorsqu'il en exprime le besoin, de se rendre aux toilettes et de faire ses besoins seul. Le maître a en plus avec lui, en petite section, une ATSEM qui peut accompagner. Cependant, cela impose que le cabinet soit à proximité de la salle de classe, parce que le prof ou son aide ne peuvent abandonner une classe de 27 enfants de 3 ans pendant plus de quelques secondes sans risquer de véritables catastrophes. Or, dans la plupart des cas, les architectes ne pensent pas à ces basses contingences, et le maître doit traverser la moitié de l'école pour accéder aux saintes cuvettes.
Comment réagir alors ? Généralement, à certaines heures fixes, les enseignants font passer tous les élèves aux toilettes, en leur demandant de se vider au même moment, et gèrent les cas particuliers le reste du temps. Or, cette pratique suscite, chez les inspecteurs, des débats sans fin.
En effet, voilà une vision de l'école bien soviétique. L'enfant, nié dans sa personne et dans ses désirs, se doit d'obtempérer à l'ordre du représentant de l'État, incarnant déjà ce pouvoir impersonnel qui lui volera ses revenus plus tard pour payer des fonctionnaires incompétents et protégés de la saine loi de la concurrence. Voici donc que le pouvoir décide du moment où l'enfant urine. Cette vision socialiste est d'ailleurs assez partagée chez les réactionnaires et les conservateurs, mais eux estiment que l'enfant doit soumettre son urètre, non pas à l'État collectiviste, mais à la saine autorité qui permettra l'accès aux savoirs et aux héritages.
Heureusement, la vision libérale de l'éducation est là. Dans ce cas précis, l'enfant doit pouvoir satisfaire son droit fondamental à uriner quand il le souhaite. Jamais la société ou l'État ne peuvent imposer cette horrible négation de la toute-puissance de l'individu. Ainsi, à tout moment, le maître doit obtempérer et se soumettre aux désirs de l'enfant, oubliant cette organisation collectiviste de (la) classe et permettant aux vraies valeurs d'atteindre les esprits de nos chères têtes blondes.
Si cette vision triomphait, on relancerait les travaux dans les écoles pour construire une multitude de chiottes. Car, si les enfants doivent exercer leurs droits, les enseignants n'engageront pas leurs responsabilités...
