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jeudi 29 avril 2010

De l'utilité d'une association de blogueurs ?

Hier soir, lors de la République des Blogs, une longue discussion s'est déroulée entre Reversus, Vogelsong, Dagrouik et Gérald de Marianne2.fr sur la question de la monétisation des contenus des blogs. Cette question, dans les multiples questionnements des blogueurs en ce moment, a réapparu régulièrement. Personnellement, à part les deux trois articles publiés chez Vendredi, je n'ai jamais touché un kopeck du blog, pas même par la pub Google placée au-dessus de l'article. Ce n'était de toute façon pas mon but à l'origine. Cependant, certains blogueurs, qui investissent beaucoup dans leurs billets, trouveraient cohérents de trouver un moyen d'obliger les entreprises commerciales à rémunérer, même symboliquement, les contenus qu'elles utilisent.

Il y a un peu moins de deux ans, lors d'une autre RDB, j'avais eu une longue discussion avec Rubin Sfadj sur l'opportunité de créer une association regroupant des blogueurs. A l'époque, on était dans le contexte HADOPI mais aussi dans le cadre de plusieurs procès touchant des blogueurs qui avaient attaqué leurs édiles lors des municipales de 2008. Dans mon esprit, cette association aurait pu exercer un conseil juridique et aussi s'exprimer publiquement lorsque le législateur ou les autorités s'intéressaient à la blogosphère politique. Bien sûr, ce projet nous dépassait largement, mais nous le trouvions cohérent, vu que le blogueur est maintenant dans un certain vide légal alors qu'il est une personnalité publique. Les blogueurs ont des intérêts communs que l'on pourrait parfaitement traiter ensemble.

Hier, mes interlocuteurs m'ont évoqué une autre utilité possible qui consisterait à participer à la monétisation des billets, le but étant de récupérer des sommes symboliques qui pourraient permettre d'organiser des manifestations, des événements ou de prendre des initiatives diverses. Mes camarades sont encore plus ambitieux que nous ne pouvions l'être à l'origine et leur idée se heurterait à l'individualisme souvent très fort de nos camarades blogueurs.

Cette association aurait par contre l'avantage de casser les frontières qui se sont progressivement mises en place à l'intérieur de la blogosphère politique, en particulier entre les différents réseaux. Les conflits et le temps ayant passé, les blogueurs des Leftblogs, de LHC, des Kiwis sont devenus de plus en plus imperméables les uns aux autres, se contentant de discussions internes à chaque réseau. D'autre part, ces réseaux, qui ont pu servir par moment à se faire voir ou à faire des liens, ont favorisé la naissance d'une dynamique concurrentielle entre blogs politiques, bien au-delà des idées, alors qu'on pourrait imaginer quelque chose de plus collectif.

Évidemment, je pille sans vergogne les discours de mes trois camarades, qui ont largement la possibilité de s'exprimer sur le sujet en commentaire. D'autre part, mon blog est trop peu influent pour que je m'imagine avoir une quelconque portée là-dessus. Mais, comme le disaient mes compagnons de tablée, il n'y a pas vraiment de raison de ne pas lancer l'idée et de ne pas commencer à y réfléchir. Je suis sûr que les deux co-organisateurs de la RDB, qui ont déjà une petite expérience des regroupements de blogueurs, auraient déjà une petite idée sur la cohérence et la faisabilité de ce projet, de même qu'un autre grand organisateur de rassemblement de blogueurs.

Reversus disait hier : "pas besoin de beaucoup de monde au départ : une vingtaine de blogueurs suffiraient pour démarrer."

Ouvrons donc le débat et brisons les frontières, cher lecteur !

jeudi 25 février 2010

Influent, influent... Est-ce que j'ai une gueule d'influent ?

Hier soir, cher lecteur, j'ai eu la joie de participer à la République des Blogs, durant laquelle nous n'avons quasiment pas parlé des régionales, à part pour évoquer les errements de la campagne en Île-de-France ou en Languedoc-Roussillon, voire ailleurs. Comme d'habitude, nous avons surtout parlé de notre petit monde de blogueurs.

J'ai dîné en compagnie de trois éminents membres du réseau LHC, que j'ai l'habitude de titiller. Une discussion assez intéressante a opposé LOmiG à Jean-Paul Oury, sur des questions internes au réseau. Je ne vous dirai pas sur quelle question se penchait mes camarades, mais je vous signalerai juste que la problématique de fond visait à se demander s'il valait mieux, pour propager ses idées, être franc et affirmer brutalement ses valeurs et ses positions, au risque de choquer des lecteurs différents, ou, au contraire, tenter de lisser ses idées dans le but de séduire large et de convaincre progressivement les autres (je ne vous dirais pas qui soutenait quoi, mais si vous connaissez les deux, vous pouvez toujours faire des pronostics en commentaire). Cette discussion, même si je n'ai fait que l'écouter, ne voulant me mêler des affaires d'un réseau dont je ne suis pas membre, m'a intéressé parce qu'elle revient souvent chez mes deux camarades des Gueules, qui ont tendance à m'accuser de mollesse et à me dire que je n'ose pas suffisamment m'affirmer face à d'autres blogueurs ou à eux deux.

Pour résoudre ce questionnement, il faut se rappeler que la blogosphère française n'a absolument aucun impact aujourd'hui sur le monde réel et sur le monde médiatique. Avec mes 200 lecteurs journaliers, on ne peut pas dire que mes positions concernent les foules : je ne travaille pas pour un grand quotidien ou pour une radio nationale, à faire des éditoriaux dont tout le monde parlera le lendemain. Il s'agit donc, pour nous, de parler à un nombre réduit de personnes, dont la plupart sont déjà des passionnés de politique aux idées très arrêtées.

Passé ce cap, on peut répondre à la question en affirmant qu'elle est sans fondement. Nous affirmons tous, que nous soyons brutaux ou que nous essayons d'être ouverts, des valeurs et des positions. Celles-ci sont parfaitement visibles dans nos billets. Il est d'ailleurs intéressant de constater que, sur les Gueules, des commentateurs ont régulièrement essayé de nous situer tous les trois, et y ont plutôt bien réussi dans l'ensemble, parfois mieux que nous-mêmes. Finalement, c'est de la forme dont on parle, et pas des idées.

La forme a-t-elle un impact réel ? Je ne le crois pas non plus. Les blogueurs brutaux suscitent plutôt des commentaires durs, les blogueurs plus softs de l'intérêt poli, mais comme nous sommes tous convaincus, rien n'évolue. La question se posera vraiment le jour où la blogosphère française sortira de son anonymat relatif. Vu les visites des blogs les plus connus, on n'en est pas encore là. Lorsqu'on y sera, la manière dont chacun choisira sa stratégie de communication sera importante pour la diffusion de ses idées. En attendant, tant que nous restons cantonnés à notre petit milieu, soyons simplement heureux de bloguer et usons de cette outil comme nous le souhaitons. C'est en prenant du plaisir que nous attirerons les lecteurs et que, peut-être un jour, on pourra reparler d'influence...

mercredi 25 novembre 2009

Les médias continuent : désinformation ou manque d’information sur la grève des profs ?

J'avais déjà, cher lecteur, râlé sur la couverture de la réforme des lycées par Le Monde. Les informations réelles commencent à se diffuser et étonnent apparemment. Il est vrai que les discours sur cette réforme ont été tellement flou (à dessein j'en suis sûr) qu'il est normal que nous en soyons là.

Là, je voudrais rebondir sur les articles publiés dans la presse sur la grève d'hier. Si on suit les chiffres des syndicats, dans un contexte difficile et alors que seulement trois syndicats appelaient, la grève est un succès relatif. Le primaire a bougé à 40% et le secondaire dans les mêmes proportions. Dans le 93, on était autour de 47% dans le secondaire et de 55% dans le primaire. C'est donc une belle grève. Certes, je ne m'attendais pas à un réel succès, mais les annonces récentes sur la masterisation et sur la réforme des lycées ont retourné une partie des collègues.

Pourtant, la presse a eu une analyse très partielle. Elle n'a parlé de ce mouvement que très tardivement, alors que la FSU a lancé l'appel il y a plus d'un mois. Elle a occulté la Poste et les banques, et n'a parlé au départ que du primaire, pour indiquer aux parents qu'ils risquaient d'avoir des problèmes avec leurs gosses. Mardi matin, France Inter évoque un échec pendant que Le Monde annonce simplement le déroulement d'une grève, s'appuyant sur les chiffres ministériels alors que tout le monde, dans le milieu, sait qu'ils sont faux. Et puis, mardi soir, les journaux changent d'avis et parlent de bilan mitigé, ce qui colle plus à la réalité.

Il est vrai que le cortège parisien manquait d'éclat. A l'évidence, les enseignants ne se sont pas précipités à la manif. Cependant, ces traitements de la presse me semblent mous, soit par choix délibéré, soit sans doute par manque d'information.

Il faut dire aussi que nous ne sommes pas aidés par nos leaders syndicaux. Malgré le respect que j'ai pour Gérard Aschieri, je l'ai encore trouvé mauvais hier matin. Le voilà qui nous dit que la grève n'est pas suffisante et que le rapport de force instauré ne suffit pas. Merci pour les 40% de collègues qui viennent de jeter par la fenêtre un trentième de leur salaire par la fenêtre. Ne pourrait-on pas avoir, pour une fois, une phrase positive ? Féliciter les collègues qui se sont bougés, et dire qu'il faudra encore le faire pour que cela pèse réellement ?

En clair, si on veut que l'éducation ne continue pas sa dégringolade, il y a encore du boulot de tous les côtés.

PS : si tu veux en parler, cher lecteur, je pars de suite pour la République des Blogs. A de suite…

jeudi 29 octobre 2009

Compte-rendu de la RDB : Twitter n'est pas pour moi.

Hier soir, cher lecteur, soirée sympathique à la République des Blogs, d'autant plus que le gros de la troupe était présent, continuant à m'appeler Alain Juppé, à l'insu de mon plein gré.

Nous avons ainsi passé une bonne partie de la soirée avec Julien, Jean-Paul Oury, l'auteur du blog « Esprit libre », dont je n'ai pas retenu le prénom, et quelques autres qui sont passés par hasard à table, comme MIP, Dagrouik, Authueil, Hypos et Jon ou Vogelsong.

A un moment de la soirée, la conversation a dévié sur la manière de bloguer, le numéro 1 continuant de me dire que, décidément, mes billets sont trop longs. C'est terrible, cher lecteur, mais je n'arrive pas à faire plus court. Je suis bien conscient de la rapidité avec laquelle les internautes lisent les blogs. Je fais pourtant des efforts, mais reste coincé par mon passé d'étudiant, durant lequel j'ai appris qu'un raisonnement construit doit parfois prendre du temps.

Un débat s'est engagé entre Jean-Paul Oury et Nicolas sur l'intérêt de Twitter. J'en avais déjà débattu dans le passé avec Rubin. Pour J.-P., Twitter représente le meilleur moyen de veille existant actuellement sur la toile. Nicolas a opposé une défense en règle des blogs, estimant que Twitter ne permet pas vraiment de retenir l'information, vu la rapidité des flux.

Personnellement, même si j'avais pu y trouver des intérêts au moment de la crise iranienne, je ne parviens toujours pas à me mettre à Twitter. J'ai un compte, j'y diffuse mes billets et quelques rares informations, mais je trouve justement que l'outil oblige à une concision parfois très gênante, est facteur de conflit du fait du côté lapidaire des twits, et surtout, dévore considérablement le temps lorsqu'on s'y met vraiment.

Non, décidément, alors que les usages d'internet ne cessent de bouger, je suis déjà un vieux qui reste attaché à l'outil « blog ».

PS : en tout cas, j'ai l'impression que la RDB perd régulièrement en fréquentation. Ce n'est peut-être qu'une impression, et il ne s'agit pas pour moi de critiquer les organisateurs, juste de constater une évolution.

mardi 27 octobre 2009

RDB et KDB : un sur deux, c'est déjà pas mal.

Comme à mon habitude, je serai présent à la République des Blogs, qui se déroulera au café Le Pachyderme, situé à proximité de la place de la République, à partir de 19h00 le mercredi 28 octobre. Si tu souhaites t'entretenir de vive voix avec moi, ce sera avec plaisir.

Les sujets politiques sont nombreux en ce moment, mais j'espère qu'on ne parlera pas d'Éric Besson toute la soirée.

Par contre, je ne pourrai pas être présent au Kremlin des Blogs qui va se dérouler à la désormais mythique Comète, jeudi soir. J'espère que Nicolas me pardonnera de manquer ce rendez-vous. Je suis d'autant plus déçu que l'Hérétique sera présent, et que j'aurai bien aimé partager une bière avec lui.

Cependant, cela ne doit pas t'empêcher, cher lecteur, de t'y rendre toi-même, parce qu'il y aura du beau linge.

mercredi 30 septembre 2009

"Les routiers sont sympas !"

Ce fut l'énigmatique déclaration d'Hypos, qui traitait d'un voyage nocturne entre Rouen et Paris et d'un arrêt intempestif sur une aire d'autoroute. Nous fumes, MIP, Julien et moi-même surpris et intrigué par cette déclaration.

Sinon, on parla peu de politique politicienne durant cette RDB, et beaucoup de politique, avec quelques compères de boisson : Aster qui se posait des questions, l'équipe de Pearltrees, les journalistes de Vendredi, Vogelsong et Dagrouik, Jon qui se préparait à reprendre du service (doucement)...

Une bien agréable soirée... Il ne nous manquait plus que le numéro 1, attendu mais définitivement absent. Il s'était excusé, mais il peut toujours y avoir des surprises...

mardi 29 septembre 2009

XXXVIème République des blogs parisienne demain soir, avec un privilégié.

Je n'ai pas eu, cher lecteur, le temps de réellement me consacrer au blogage depuis hier matin. J'espère pouvoir y passer un moment demain.

En attendant, je voulais juste t'informer de ma présence à la République des Blogs parisienne du 30 septembre 2009, qui se tiendra au café le Pachyderme, 2 bis boulevard Saint-Martin, dans le Xème arrondissement, à partir de 19h00.

A demain !

mardi 31 mars 2009

Que penser de la commission Descoings ? Seconde partie de la réponse.

Nous voilà donc, cher lecteur, sur la page d’accueil du blog lycée pour tous. D’après ce que j’ai pu comprendre, Richard Descoings a recruté quelques blogueurs qui furent ou qui sont influents pour travailler avec lui sur ce site. J’ai eu l’occasion de discuter avec deux d’entre eux à la dernière RDB (dont je n’ai pas fait le compte-rendu, honte à moi).

D’ailleurs, quand on observe précisément le système, on se rend compte tout de suite de l’influence de l’univers du blog. De nombreux articles sont disponibles sur le site. Les auteurs sont dotés, pour ceux qui le souhaitent, d’un pseudo. Les lecteurs peuvent laisser des commentaires, parfois assez violents d’ailleurs, et même noter les articles comme les commentaires. On retrouve l’interactivité classique sur un blog, sauf qu’elle est appliquée à un site gouvernemental, et, à l’évidence, ce n’est pas du tout la même chose. D’ailleurs, pour reprendre une discussion que j’ai eue avec Authueil à la RDB, il est intéressant de voir que les politiques semblent prendre conscience de l’existence des blogs et essaient d’envisager des moyens de les utiliser. A bon escient ? J’y viens.

En effet, sur lycée pour tous, tout le monde écrit de manière souvent franche, en tant qu’individu, et c’est d’ailleurs là que les premières failles du système apparaissent.

Lorsque j’ai discuté avec les promoteurs du site, je leur ai indiqué que les différents acteurs de l’Education disposaient d’organisations représentatives qui pouvaient exprimer l’intérêt des différents groupes. Les enseignants et les parents disposent de représentants élus. Aujourd’hui, le SNES-FSU chez les enseignants et la FCPE chez les parents dominent ce paysage. Chez les élèves, les choses sont plus confuses, mais le gouvernement a reconnu trois syndicats de lycéens qui peuvent donc avoir à s’exprimer : la FIDL, l’UNL et l’UNI-lycées.

Or, mes interlocuteurs, comme je te l’avais déjà dit, cher lecteur, considèrent que ces organisations, et principalement les syndicats enseignants (le SNES est clairement visé) sont des obstacles aux évolutions (le politique aussi, mais il est plus difficile à éviter). Le blog est donc censé permettre à tous de passer outre ces organisations pour s’exprimer directement. Cependant, cher lecteur, quelle valeur a une parole uniquement individuelle ? Comme je l’avais déjà expliqué, mes mots n’engagent que moi, et d’autant plus que je suis anonyme. Si j’avais écrit sur le blog de Descoings, je l’aurais fait sous mon nom propre, car je m’adresse ici à mes concitoyens et à une commission dépendant du gouvernement. Rien ne me dit que les auteurs ne sont pas tous membres de l’UMP et proches du gouvernement. Par contre, les secrétaires du SNES ont reçu des mandats votés démocratiquement par les syndiqués, après des débats souvent houleux (le dernier congrès du SNES vient de s’achever à Perpignan). Il en est de même à la FCPE.

De fait, le site est ponctué d’articles divers, d’intérêt inégal, et souvent anonymes. Franchement, cher lecteur, je ne vois pas comment le président de la commission pourrait en faire quoi que ce soit. Comment citer, dans le rapport à Xavier Darcos, Krokodilo, parent, ou André, enseignant ?

Donc, pour en revenir au thème d’hier, ce site me semble un bon système de communication, permettant de donner une teinte démocratique au travail de Descoings et légitimant l’évitement des syndicats enseignants. Cependant, il est évident qu’il sera redoutable à utiliser pour rédiger le rapport, et que Descoings devra se recentrer sur ses idées, sur les apports des représentants, et sur les opinions du gouvernement.

J’ai cependant décider de donner acte de bonne foi à Versac sur un point : la liberté de Descoings de proposer ce qu’il souhaite. C’est lorsqu’on verra le rapport vraiment réalisé qu’on aura les moyens de valider l’honnêteté, ou pas, de la démarche de cette commission. J'en reparlerai, bien sûr, à ce moment-là.

vendredi 27 mars 2009

Un prêt à taux zéro pour les profs, ou comment continuer à ne pas augmenter les salaires.

Ce matin, en écoutant France Inter, je suis tombé de ma chaise alors que je dégustais mon café au lait en lisant mes blogs favoris. C'est dommage, car j'étais justement en train de lire ce billet de Nicolas, nous apprenant que le patron de Vendredi, Jacques Rosselin, venait de découvrir la Comète, en compagnie de Sauce et de Didier Goux. Je me demande comment s'est déroulée la rencontre entre Didier et Jacques, mais je suis sûr que Didier nous racontera rapidement cela dans un billet. Ce billet m'a un peu remonté le moral après les bêtises lepenistes du jour...

Or, voilà que j'entends que l'État va créer un prêt à taux zéro pour les enseignants. Le principe est le suivant : un enseignant voulant acheter dans l'immobilier, apparemment une résidence principale, pourra obtenir 30 000 € de prêt sans aucun intérêt. S'il s'agit d'un couple, nous aurons la joie de bénéficier de 50 000 €.

Depuis 2003, les enseignants ont perdu environ, en prenant en compte l'inflation et les augmentations salariales, environ 10% de leur pouvoir d'achat. Cette évolution a cristallisé beaucoup de mécontentements chez les professeurs, ayant à la fois le sentiment de faire un métier très difficile et de ne pas être valorisé pour cela. Il y a aussi là-dedans le sentiment d'inaccomplissement personnel : il y a encore quelques jours, une jeune collègue me racontait sa déception de faire un métier aussi dur et mal valorisé, alors qu'elle y avait consacré cinq ans d'études et qu'elle avait passé une agrégation très difficile.

Le gouvernement se refuse totalement à augmenter les salaires de manière significative. Il le justifie par le taux d'endettement de l'État, et par le fait que les profs sont tellement nombreux qu'une toute petite augmentation entraînerait une augmentation considérable des dépenses publiques. Alors, voilà qu'on te trouve une nouvelle solution : le crédit !

Ah, le crédit, cette magnifique solution trouvée par les libéraux depuis le début des années 1970 pour compenser le déplacement régulier des revenus du travail vers le capital. L'endettement des ménages a été tellement loin dans les pays anglo-saxons qu'on en est arrivé à ce crash catastrophique l'an dernier. Et pourtant, il semble bien que nos élites ne sont pas prêtes à changer de braquet. Les profs ne sont pas augmentés : filons-leur du crédit gratuit, ce qui les poussera à s'endetter pour devenir propriétaire. Au moins, les banques leur prêtent, vu que leurs emplois sont protégés.

Personnellement, je trouve cette mesure scandaleuse, à plusieurs titres. D'abord, il y a bien des Français qui ont besoin de ce type d'aides d'État. Ensuite, je gagne quand même environ 30 000 € par an, et je ne vois pas en quoi cela justifie un prêt aidé. Certes, je suis agrégé, ce qui fait que je gagne plus que les autres. Les autres profs, certifiés ou profs des écoles, dans les 10 premières années, sont autour de 20 000 € par an. Cela semble assez réduit, mais je te rappelle, cher lecteur, que 44% des Français gagnent le SMIC ou moins, et que le chômage est en pleine croissance. A qui doit-on penser en priorité ? Enfin, je troquerais largement une hausse de salaire contre ce prêt. Celui-ci me pousse à acheter un appartement, ce qui peut vraiment se discuter au niveau idéologique, alors que si on m'augmentait un peu, cela me permettrait de faire ce que je veux avec, y compris d'acheter un appartement, mais aussi de consommer, de faire de l'épargne, voire d'aller boire un verre à la Comète ou à la RDB (le compte-rendu arrive…).

Cher lecteur, je ne le dirais jamais assez, le seul revenu légitime et sain est le salaire, issu d'un travail honnête. Il serait bon que nos politiques le comprennent, et qu'on arrête de jouer avec la dette privée et le crédit, source certes d'investissements mais aussi de crise lorsque le système grossit trop…

PS : tiens, j'ai souscris à Pearltrees. Il faut dire que Cratyle m'a beaucoup travaillé à la RDB de mercredi là-dessus. Je vous en reparle prochainement...

lundi 23 mars 2009

Reprendre une activité normale après un voyage scolaire...

Ca y est ! Après de multiples difficultés, mon fournisseur d’accès a enfin réussi à rétablir ma connexion Internet ! Ce n’est pas trop tôt. En Angleterre toute la semaine dernière, je comptais, ce samedi, me refaire une santé bloguesque en lisant les productions de la semaine de mes petits camarades influents. Cependant, je n’ai pu réaliser ce désir. Coupé dans mon élan, j’ai rédigé deux petits billets publiés hier, et puis, j’ai laissé tomber.

Et là, à l’instant, j’ai ouvert mon mail et mon Netvibes. Immédiatement, c’est le drame : depuis lundi dernier, 587 billets ont été publiés sur les blogs que je suis. Une véritable catastrophe pour un lecteur comme moi. J’ai essayé d’en lire quelques-uns, pour finalement abandonner lâchement. Et c’était sans compter les 182 mails qui m’attendaient à côté.

En clair, je ne pourrais donc pas réagir aux avis de mes camarades sur la grève de jeudi dernier. J’ai juste eu la force de lire les billets de Nicolas, le retour de Versac dans la blogosphère, et le nouveau blog de Suzanne, commentatrice maintenant presque régulière de mes quelques œuvres.

En attendant, cher lecteur, je te signale juste qu’un nouveau mot d’ordre de grève est lancé demain dans l’éducation par la FSU, SUD et la CGT. Je ne sais pas encore si je me mobiliserais pour cette journée.

Ensuite, sache que je serai présent à la XXXème République des Blogs, qui se tiendra au Pachyderme, juste à côté de la place de la République. Apparemment, nous aurons la visite de Michel Barnier, homme de droite que je respecte et que j’ai toujours trouvé relativement supportable, pour un gauchiss’ comme moi. Nous verrons s’il est à la hauteur de son image médiatique. Le grand jeu sera aussi de découvrir qui se cache derrière Toréador, présent mercredi…

Bon, je me remets à jour sur l’actualité récente, et je recommence à produire dans les heures à venir.

vendredi 27 février 2009

Compte-rendu de la XXIXe République des blogs.

Voici donc le moment venu de te raconter, cher lecteur, mes aventures de mercredi soir, à la République des Blogs parisienne. L’événement suscite toujours chez moi un certain plaisir. D’abord, je ne crache jamais sur la possibilité de boire un verre avec des gens sympas, et ensuite, je suis toujours très intéressé par le fait de mettre des visages sur des plumes, de toutes les obédiences. Souvent, je m’étonne d’ailleurs du décalage entre ce que les blogueurs sont en vrai et ce qu’ils montrent d’eux-mêmes sur leurs blogs. Il y aurait de quoi faire des thèses de sociologie et/ou de psychologie.

La RDB était marquée, ce mois-ci, par la présence de Benoît Hamon. Dès le départ, j’ai éprouvé une certaine gène devant cette intervention. Hamon était installé au fond de l’espace dédié. Des micros étaient en fonction pour permettre à tout le monde de profiter de la parole. Jules animait le débat. Une caméra de télévision est là, éblouissant tout le monde de manière très désagréable en permanence. Cependant, au début, seuls trois blogueurs spécialistes de l’Europe, que je ne connaissais pas par ailleurs, avaient la possibilité de poser des questions au politique. De plus, les questions devaient se cantonner à l’Europe, interdisant les interrogations potentiellement gênantes sur le PS par exemple. Sans critiquer les organisateurs de la RDB, on perd tout de même ce qui fait l’essence du blog, c’est-à-dire un espace de débat totalement libre, les commentaires ne devant normalement pas être contrôlés. Il est dommage qu’il ne soit pas possible d’avoir cette même liberté avec nos politiciens.

Il était aussi assez amusant de voir comment les blogueurs s'étaient répartis dans la salle. Toute la modemosphère s'était installée sur un rang unique, entourant Quitterie Delmas. Les autres tendances étaient plus dispersées, Authueil hésitait entre écouter et sortir de la pièce, certains commençaient des discussions dans les coins, les libéraux ne sont pas restés pour écouter. Personnellement, j’ai tiqué lorsque Hamon a commencé à nous dire que nous étions un média auquel il fallait s’adresser, comme à un autre média. Je me suis dis alors que, si Hamon fixait les mêmes conditions aux autres médias, on pouvait expliquer la vacuité d’une partie de l’information.

Après le départ de la star, la RDB a repris son tempo habituel (on picole, on papote et on mange un morceau). J’ai rencontré beaucoup de monde durant cette soirée, ce qui m’amènerait à faire une trentaine de liens, qui ferait tomber ce billet dans la catégorie des buzz éliminés par Wikio. Aussi, je vais me cantonner aux rencontres les plus marquantes.

Tout d’abord, j’ai eu la joie de rencontrer Marie-Georges Profonde, avec qui j’ai passé un bon moment, et qui m’a permis de me présenter à Olympe et à CC un peu plus tard dans la soirée. A l’inverse, j’ai joué à l’entremetteur pour l’introduire auprès de la leftblogosphère, très accrochée au bar.

Ensuite, j’ai eu un échange assez intéressant avec Authueil sur l’importance de la provocation dans le blog. Le sympathique attaché parlementaire semble être rôdé à cet exercice. Finalement, après 20 mn de discussion, je ne suis toujours pas sûr de son véritable attachement aux Tibéri ou du côté provoquant du billet.

A la fin de la soirée, je me suis retrouvé à une tablée qui réunissait les stars du Wikio : Martin P., CC, Nick Carraway, Dagrouik, Éric Mainville, le Pavé, Olympe, Vogelsong, le Stétoscope, l’Alcidé, Marie-Georges. Dans la soirée, Jacques Rosselin et Maud Etienne, qui venaient de boucler le Vendredi qui doit sortir aujourd’hui, nous ont rejoints : Jacques était euphorique puisqu’il a essayé de nous convaincre qu’Alain Minc était un type sympa, et qu’il serait bien que Jean-Michel Apathie soit le prochain invité de la RDB, ce qui susciterait davantage de questions (ce dont je ne doute pas…). Je dois admettre que l’humour de Dagrouik est assez ravageur après quelques bières… Je n’ai pas pu entendre les explications de Martin sur la vie de Jospin. Par contre, j’ai longuement, avec Marie-Georges, tenté de comprendre le système que Cratyle et ses proches lancent ces jours-ci, Pearltrees, mais je crois que la vision du site lui-même sera plus efficace.

A la fin de la soirée, j’ai eu la joie de découvrir un peu Vogelsong : une longue discussion sur l’action politique de la gauche actuelle, sur notre dynamisme idéologique, sur les stratégies à adopter pour l’avenir, discussion à la fois très optimiste et en même temps assez pessimiste pour 2012. Qui sait ?

J’ai rencontré beaucoup d’autres personnes, et n’ai pas eu le temps de voir LOmiG, avec qui je voulais discuter. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

PS : ma tablée m’a fortement conseillé d’aller voir le blog de Sébastien Fontenelle, star montante de la blogosphère. J’ai suivi ce conseil, avec beaucoup d’intérêt je dois dire. Faites-vous votre idée, cher lecteur !

PS' : bon, ce compte-rendu était un peu long, mais il vise aussi à amener Manuel et Fabrice à faire le déplacement un jour...

mercredi 25 février 2009

La chaîne de la photo...

Manuel a vraiment du temps à perdre. Plutôt que de se consacrer à la vraie politique, il répond à une chaîne venant de Rubin. Et en plus, après, il me désigne pour continuer.

Il s'agit de mettre sur son blog la sixième photographie de son album photo le plus récent.



Cette photographie a été prise à Meung-sur-Loire, dans le vieux centre. Il s'agit d'un bras des Mauves, l'un des plus petits affluents de la Loire. Elle a été prise par ma conjointe lundi après-midi.

Désolé, Manuel, cette photo est moins sexy que la tienne...

Maintenant, la règle impose de tagger quelques blogueurs émérites : je tagge Homer, Marie-Georges, Gaël, Framboise et Christie.

En attendant, à ce soir pour ceux qui vont fréquenter la RDB parisienne. Apparemment, il y aura du beau linge...

lundi 23 février 2009

Deux jours d'absence et 29ème République des blogs.

Cher lecteur, comme tu le sais, mon statut de privilégié m’a amené au chômage technique en ce moment, puisque l’État, cette feignasse, a encore décidé de mettre en vacances les gamins pour complaire aux lobbies des stations de ski. Apparemment, elles en profitent plutôt bien.

Donc, jusqu’à mercredi après-midi, je serai inactif sur ce blog, ainsi que sur l’autre. Heureusement, Manuel et Fabrice vont continuer à s’activer là-bas. Ici, les trolls ont deux jours de liberté.

Cependant, pour me rattraper, dès mercredi soir, je serai à la République des blogs. Comme les fois précédentes, elle se déroulera au café le Pachyderme, situé juste à côté de la place de la République, au 2bis boulevard Saint-Martin. Authueil prétend que nous aurons peut-être de la visite, du fait de la campagne européenne qui préchauffe. Qui sait ?

En attendant, cet événement attendu de tous est ouvert à tous les blogueurs politiques et à tous nos concitoyens intéressés par la blogosphère politique. Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas que moi…

PS : Fabrice ne sera (encore…) pas présent. N’étant pourtant pas privilégié, il a pris des vacances…

PS’ : je doute de pouvoir convaincre Didier Goux et Nicolas de repasser cette fois-ci. Cependant, je jette cette bouteille sur la toile.

PS'' : comme tu vas t'ennuyer pendant deux jours, je te conseille cet article d'Éric, concernant le dernier bouquin de Laurent Joffrin, ce billet de Vogelsong sur le camarade Chérèque, le billet du jour de Sarkofrance et cette tirade touchante du Faucon de Roquemaure. Il y a aussi cet OVNI, (re)posté par Homer, que je te conseille de regarder.

samedi 31 janvier 2009

Compte-rendu de la XXVIIIe République des blogs parisienne.

Ce qu’il y a d’amusant, cher lecteur, à la République des blogs, c’est que, globalement, on ne parle pas vraiment politique. Cela peut surprendre, pour un lecteur qui peut s’imaginer que la blogosphère politique est forcément composée de passionnés, ce qui est le cas par ailleurs. Finalement, on reste tous assez distant et on se contente de parler blogage. Cela évite les éventuels conflits et permet de maintenir une bonne ambiance, parfois fortement arrosée…

Évidemment, l’événement du jour était constitué par la présence de Nicolas, l’incontesté numéro 1 du classement Wikio. J’avais certes participé à l’intense lobbying visant à le décider à quitter son fief pour passer le périphérique. Nous bûmes "un" verre, et parlâmes un peu, le leader ayant rapidement été capté par toute une flopée de blogueurs divers et variés, avides de mettre un visage sur des écrits toujours aussi réjouissants.

Ma seconde rencontre de la soirée fut celle de Didier Goux. Certes, je n’ai pas un attrait particulier pour les réactionnaires (même si Manuel est souvent qualifié de « vieux réac » par Fabrice et moi-même). L’homme est impressionnant : mesurant près de 1,95m, large d’épaule, riche d’une grande culture, Didier est aussi incisif verbalement que dans ses écrits. Sans doute la rencontre la plus fascinante de la soirée. A la fin de notre conversation, je m’engage, auprès de Nicolas, à venir au prochain Kremlin des blogs.

La soirée fut remplie d’autres rencontres plus fugaces. J’ai pu discuter avec Sauce du difficile lien entre vie professionnelle et blogage (avant de l’abandonner aux mains d’un libéral très offensif dont j’ai oublié malheureusement le nom), ai été provoqué en duel par Authueil qui m’a titillé sur la grève du 29, ai tenté de comprendre comment Juan faisait pour faire 5 billets par jour et n’ai pas eu de réponse satisfaisante, ai découvert que M. Pingouin avait été élève dans le lycée dit difficile où j’enseigne (comme quoi, le pôle Nord n’est pas si loin de nous), ai à peine salué Eric et Denys (dont j'ai découvert le blog d’ailleurs).

Une tablée de blogueuses se trouvaient dans un coin. J’ai pu être présentée à Hypos et ai aperçu Quitterie, mais je n’ai pas eu l’occasion de leur poser la question de l’organisation de leur nouvelle page COZOP de blogs féminins : pourquoi Marc Vasseur, Nicolas et Juan y sont-ils en une ???

Enfin, comme je suis un blogueur ouvert, j’ai passé un moment avec quelques LHC, que je n’ai pas tous identifié, mais était là Rubin, Aurélien et LOmiG. La conversation a longtemps été consacrée à l’hebdomadaire Vendredi (Jacques Rosselin se trouvait au Pachyderme) et sur l’intérêt, pour les blogueurs, d’accepter d’y être publiés. Cette discussion m’a fait réfléchir, même si j’admets ne pas en avoir encore tiré de conclusion réelle, autant au plan des idées que sur mon plan personnel.

Bon, ce fut une bonne soirée, mais finalement assez calme pour une veille d’une grève d’une telle ampleur. Sans doute respections-nous une sorte de cessez-le-feu, entre gens distingués et de bonne composition.

Peut-être, le mois prochain, parviendrai-je enfin à convaincre Fabrice de se déplacer…

dimanche 25 janvier 2009

Cher lecteur, le privilégié te transmet ton planning de la semaine.

En tant que privilégié, cher lecteur, je vais avoir la joie de réaliser, sous tes yeux ébahis, le planning de ta semaine. En effet, j’ai plein d’activités très intéressantes à te proposer.

Ce mercredi, après une harassante journée de labeur, tu auras la joie de te rendre à la République des blogs, qui, en sa qualité de XXVIIIème édition, se tiendra le 28 janvier (elle est belle, celle-là). Tu pourras t’entretenir avec un privilégié, mais aussi avec de nombreux autres blogueurs parisiens qui valent le détour. En plus, le bar est ouvert jusque tard, ce qui te permettra, en parlant politique et blogage, de boire (pas mal) et de manger (un peu, parce qu’on a beau être privilégié, c’est pas donné). Rendez-vous au Pachyderme, localisé au 2bis, boulevard Saint-Martin, dans le 10e arrondissement de Paris, juste à côté de la place de la République.

Évidemment, cher lecteur, tu vas picoler un petit peu et tu vas rentrer tard. Heureusement, le lendemain, tu vas pouvoir dormir un peu, car, je te le rappelle, le jeudi 29 janvier, il y a grève interprofessionnelle. Alors, le matin, tu vas avoir la joie, puisque tu as perdu ta journée de salaire, de profiter un peu de ton temps libre, voir même de tes enfants, puisqu’à mon avis, il n’y aura pas beaucoup de privilégiés dans les écoles. Quant au service minimum d’accueil, n’y pense pas trop, car les fonctionnaires territoriaux sont aussi appelés à la grève.

Une fois passée une bonne matinée pour te remettre de ta soirée de débats, tu te rendras, à 14h00, place de la Bastille, pour la grande manifestation. Tu auras la joie de voir Paris sous un autre angle, parce que les manifestations servent aussi à cela. Si tu n'aimes pas les grévistes, ces sales gauchistes, tu vas de toute façon perdre ta journée à garder tes enfants, ou tu ne pourras pas aller au travail à cause des mouvements dans les transports. Alors, va donc manifester !

Et comme je suis bon prince, je pense aussi aux habitants de nos belles régions. Quelques événements ont lieu ailleurs dans notre beau pays :
  • A Lille, la RDB a lieu à 20h30, le mercredi 28 janvier au restaurant le Drarcir, 12 rue Léon Trulin, à l’initiative de René Foulon, relayé par Marc Vasseur. Je crains que René ne manifeste pas le lendemain, mais je compte sur Marc pour y représenter la blogosphère lilloise.
  • Si tu ne peux manifester à Paris, je t’invite à cliquer ici pour y découvrir, émerveillé, la liste des nombreux points de rendez-vous des manifestations.

Je défilerais à Paris, peut-être avec Fabrice, à qui je n’ai pas encore demandé s’il faisait grève, mais je n’ose douter de sa résolution.

Alors, cher lecteur, on dit merci à qui ?

P.S. : un message personnel pour Manuel, qui ne cliquera pas sur le lien. Pour toi, la manifestation est à 14h00. Rendez-vous à Annecy, devant la préfecture.

mercredi 17 décembre 2008

La République des blogs ce soir au Pachyderme.

Cher lecteur, ce soir se réunissent à nouveau, dans une ambiance festive, les blogueurs politiques de la région parisienne, au café le Pachyderme, près de la Place de la République à Paris, à partir de 19h00, dans le cadre de la République des Blogs.

J'aime beaucoup ce rendez-vous, et tous ceux qui s'intéressent aux blogs politiques, et à la politique elle-même, peuvent s'y rendre librement.

Cependant, je ne pourrai pas y être, du fait d'obligations autres. Je sais que, brusquement, cette fête perd de son intérêt pour toi, mais n'hésite pas à t'y rendre quand même !

P.S. : pour te désespérer complètement, sache qu'aucune des deux autres gueules n'y sera non plus... Bon, je sais, je tue l'événement dans l'œuf. J'espère que les autres blogueurs suffiront à compenser.

jeudi 27 novembre 2008

Le blog politique : quels pratiquants ?

Hier soir se déroulait, cher lecteur, la République des Blogs (RDB). Vu que c'était ma troisième RDB et que je commence à connaître du monde, j'ai eu la joie de m'entretenir avec Gonzague Dambricourt, Rubin, Criticus, Authueil, Eric, Dagrouik (très rapidement), Juan (rapidement aussi, je n'ai pu savoir comment il arrivait à produire autant de billets), Quitterie Delmas, Hervé Torchet, Aurélien avec qui j'ai diné et avec qui j'ai eu une conversation très intéressante. J'ai aussi rencontré un membre de la rédaction de l'hebdomadaire Vendredi.

Je dois te dire que je commence à pratiquer un peu maintenant le petit monde des blogueurs politiques. Hier, avant d'aller à ce rendez-vous, je m'interrogais sur la place des femmes dans ce milieu. Certaines blogueuses (tu pourras le lire dans les commentaires) ont mal pris mon billet, pensant que je développais une espèce de pseudo-machisme déguisé, ce qui n'était en rien le cas.

Je voulais cependant étendre ma question. Certes, la plupart des blogs politiques sont anonymes. Cependant, lorsqu'on rencontre les blogueurs en chair et en os, on constate à l'évidence plusieurs choses, dont je voudrai te faire part ici :
  • La grande majorité des blogueurs politiques sont des hommes.
  • La quasi-totalité des présents d'hier soir sont des gens diplômés, issus de CSP+ et qui doivent avoir un revenu au-dessus de la moyenne des Français (le salaire médian étant toujours, si je me rappelle bien, à 1 484 € net par mois).
  • Il n'y a quasiment aucun membre des minorités visibles dans ce groupe de participants, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas par ailleurs.
  • Beaucoup de blogueurs politiques sont déjà dans la sphère médiatique ou dans le monde politique par ailleurs.
Pour revenir à mes réflexions d'hier, je suis de plus en plus intrigué. Comme je l'ai déjà dit, le blog est par définition un monde où l'entrée est libre. On est presque dans la définition de la concurrence pure et parfaite. Il y a évidemment des trucs à utiliser pour se faire connaître. Il y a aussi, à mon avis, une condition qui est de savoir écrire correctement sans faire trop de fautes d'orthographe. On peut aussi essayer de créer un concept original.

Mais quels que soient les trucs employés, tout le monde peut se lancer. Or, à l'évidence, les blogueurs qui viennent discuter à la RDB sont des représentations typiques du système élitiste français. Cela me pose de réelles questions.

Deux de mes interlocuteurs d'hier m'ont affirmé que le blog politique était une révolution qui allait permettre de rénover la politique. Certes, il permet de contourner les médias installés et traditionnels, mais il faut bien voir aussi qu'il permet à d'autres élites, qui n'ont pas accès aux médias d'habitude, de s'exprimer publiquement et de faire passer des messages. Les autres groupes sociaux semblent assez absents du mouvement politique bloguesque pour le moment.

J'espère que cela changera rapidement, et que le blog politique se démocratisera. Il en va de la crédibilité de ce moyen particulier d'expression mais aussi de l'impact qu'il pourra avoir sur nos dirigeants politiques autant que sur nos concitoyens. S'il s'agit juste de refaire de la politique avec des élites, je crois que la France est déjà très bien outillée comme cela...